La grande trahison de l’ONU : de la paix mondiale à la bureaucratie globale
Le Dr Matthew Wielicki affirme que la mission originelle de l’ONU a été supplantée par une machine à gérer les crises de manière permanente, axée sur le climat, l’équité et le contrôle. Il appelle les États-Unis à cesser de financer une institution qui ne reflète plus ses valeurs.
L’Organisation des Nations Unies a été créée dans un but principal.
En 1945, après deux guerres mondiales qui ont fait des dizaines de millions de morts, les nations se sont unies pour former une institution destinée à prévenir une nouvelle guerre mondiale. Les premiers mots de la Charte des Nations Unies l’affirment clairement : « épargner aux générations futures le fléau de la guerre ». Le premier objectif déclaré de l’organisation est de maintenir la paix et la sécurité internationale.
Cette mission était ciblée, claire et défendable.
Ce qui n’est plus défendable, c’est à quel point les Nations Unies se sont éloignées de leur objectif… et dans quelle mesure cet éloignement est désormais financé par les contribuables américains.
Du maintien de la paix à la gouvernance permanente
Durant une grande partie au début de son histoire, l’ONU s’est concentrée sur la diplomatie, le maintien de la paix et la coordination post-conflit. Au fil du temps, cependant, l’institution a étendu son champ d’action bien au-delà de ces domaines. Ce qui avait commencé comme une aide humanitaire et aide au développement s’est progressivement transformé en une gestion mondiale des systèmes énergétiques, des politiques économiques et des enjeux sociaux.
Aujourd’hui, une grande partie du système des Nations Unies n’est plus axée sur la prévention des guerres. Elle est axée sur la mise en vigeur de politiques climatiques, la promotion de « l’équité » et la normalisation des transferts financiers permanents des pays riches vers les pays pauvres.
Une autorité centralisée tend toujours à se soustraire à la responsabilité. Les grandes institutions doivent constamment justifier leur existence… et la justification la plus fiable est la crise.
Le climat est devenu cette crise.
Qui finance réellement les Nations Unies ?
L’un des aspects les plus mal compris de l’ONU est celui de son financement.
Les États-Unis sont soumis au taux de contribution maximal pour les budgets de base de l’ONU. Il ne s’agit pas d’une générosité volontaire : ce taux est inscrit dans les règles de financement de l’ONU.
Le graphique ci-dessous présente les contributions estimées pour les deux principaux budgets de l’ONU (opérations courantes et maintien de la paix) pour 2025.
Les 10 principales estimations des budgets ordinaires et de maintien de la paix de l’ONU pour 2025 (Pew Research Center, d’après les données du Secrétariat de l’ONU). Source : https://www.pewresearch.org/short-reads/2025/07/31/how-the-united-nations-is-funded-and-who-pays-the-most/
Ce chiffre met immédiatement plusieurs choses en évidence :
- Les États-Unis sont le principal contributeur au budget ordinaire de l’ONU et à ses opérations de maintien de la paix.
- Les États-Unis paient 22 % du budget ordinaire et plus de 26 % du budget des opérations de maintien de la paix… la part la plus élevée autorisée.
- La Chine paie moins que les États-Unis, malgré une population et une économie beaucoup plus importante en termes de pouvoir d’achat.
- Les pays européens contribuent de manière substantielle, mais ces paiements sont répartis entre de nombreux gouvernements nationaux, ce qui dilue la responsabilité et l’influence.
Concrètement, lorsque l’ONU élargit son champ d’action, crée de nouvelles agences ou développe sa bureaucratie, les contribuables américains supportent automatiquement une part disproportionnée des coûts.
Cela à lui seul devrait inciter à un examen approfondi.
Comparons maintenant le financement aux émissions.
Ce déséquilibre est encore plus frappant lorsqu’on compare le financement de l’ONU aux émissions réelles de dioxyde de carbone… soit précisément ce que les institutions climatiques prétendent combattre.
Le graphique ci-dessous présente les émissions annuelles de CO₂ provenant des combustibles fossiles et de l’industrie pour les principaux pays au fil du temps.
Source : https://ourworldindata.org/grapher/annual-co2-emissions-per-country
La Chine est désormais, et de loin, le plus grand émetteur mondial, tandis que les émissions américaines se sont stabilisées et ont diminué au cours des dernières décennies.
Cette figure ne nécessite aucune connaissance technique pour être comprise :
- Les émissions de la Chine ont connu une hausse spectaculaire, dépassant désormais largement celles de tous les autres pays.
- Les États-Unis, bien que toujours un important émetteur, ont des émissions inférieures à celles de la Chine et sont restées relativement stables ou en baisse depuis le début des années 2000.
- De nombreux pays européens ne contribuent plus aujourd’hui qu’un petit pourcentage aux émissions mondiales.
En clair : le pays qui contribue le plus aux financements de l’ONU n’est pas celui qui émet le plus de CO₂.
Si la gouvernance climatique mondiale portait réellement sur les émissions, la responsabilité de financement devrait suivre approximativement les émissions. Or, ce n’est pas le cas.
La gouvernance climatique relève de la finance, pas de la physique
Pour comprendre pourquoi ce décalage persiste, il est utile de comprendre ce que font réellement les institutions climatiques modernes des Nations Unies.
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et l’Accord de Paris ne sont pas des documents scientifiques. Ce sont des accords politiques. Ils intègrent la notion « d’équité » dans leur structure, ce qui signifie que les pays les plus riches sont tenus d’apporter un soutien financier continu aux pays les plus pauvres.
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), souvent présenté comme « l’autorité mondiale en matière de climat », ne réalise ni des expériences ni la collection de données climatiques brutes. Il se contente de résumer les études existantes, dont beaucoup reposent largement sur des modèles informatiques.
Un modèle climatique est une simulation mathématique du système terrestre. Les modèles peuvent être des outils utiles, mais ils ne constituent pas des mesures. Ils reposent sur des hypothèses concernant les nuages, les océans, les rétroactions et les comportements humains futurs. Lorsque ces hypothèses sont erronées, les projections le sont également.
Pourtant, l’incitation institutionnelle demeure inchangée : privilégier la certitude, minimiser l’incertitude et présenter les résultats de manière à justifier de nouvelles interventions politiques et des financements supplémentaires. Il s’agit d’un biais de confirmation inhérent à la bureaucratie, et non d’un complot scientifique.
Des décennies de dépenses, un seul résultat persistant
Après des décennies de traités climatiques, de conférences et d’institutions en expansion, un fait fondamental demeure inchangé : les concentrations mondiales de CO₂ continuent d’augmenter.
Si le système avait atteint son objectif déclaré, nous devrions déjà constater des résultats probants. Or, ce qui a connu la croissance la plus constante, c’est la bureaucratie elle-même : plus d’agences, plus de personnel, plus de conférences, plus de fonds et une pression accrue sur les pays riches pour qu’ils contribuent.
L’échec n’entraîne pas de réforme. Il entraîne une expansion.
Un meilleur environnementalisme existe
Rien de tout cela ne constitue un argument contre la protection de l’environnement. Le véritable progrès environnemental découle d’actions concrètes et mesurables : l’accès à l’eau potable, l’assainissement moderne, la gestion des déchets, la réduction de la pollution atmosphérique et la restauration des écosystèmes où cela est possible. Ces efforts sauvent des vies et améliorent directement le bien-être humain.
Elles ne nécessitent ni bureaucraties mondiales, ni sommets climatiques perpétuels, ni obligations financières moralisées.
Argumentaire en faveur du retrait
Se retirer de ces institutions n’est pas de l’isolationnisme. C’est du réalisme.
L’ONU a été créée pour prévenir la guerre. Elle a dérivé vers la gouvernance mondiale climatique, sociale et économique… financée de manière disproportionnée par les contribuables américains et justifiée par un sentiment d’urgence permanente. Or, il ne s’agit pas d’une crise que l’ONU a maintes fois échoué à résoudre.
Il s’agit d’une crise que l’ONU a un intérêt structurel à maintenir.
Une véritable solution réduirait l’urgence, diminuerait les budgets et limiterait les pouvoirs. Au lieu de cela, la machine climatique s’étend sans cesse, quels que soient les résultats. Lorsque les prévisions s’avèrent erronées, la réponse n’est pas une réévaluation, mais un financement accru. Lorsque les données d’observation contredisent les projections, la réaction n’est pas l’humilité, mais le renforcement du discours dominant. La « crise » doit perdurer, car c’est cela qui maintient les financements à flot.
C’est pourquoi des décennies de traités, d’évaluations et de conférences n’ont pas abouti à des résultats tangibles. Le système n’est pas conçu pour s’achever, mais pour se perpétuer.
À un certain moment, de continuer à financer des institutions dont l’influence ne cesse de croître tout en restant imperméables aux résultats cesse d’être de la diplomatie et devient de la négligence. Une bureaucratie qui a besoin d’une situation d’urgence permanente pour justifier son existence ne sert pas l’intérêt public… mais sert ses intérêts propres.
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Dr. Matthew Wielicki
Professeur de sciences de la Terre en exil, climatologue et réaliste culturel, orphelin politique, pluraliste, époux, père, ami, optimiste, adepte de la peur irrationnelle. Le Dr Matthew Wielicki apparaît également dans le documentaire Climate: The Movie, disponible sur la chaîne YouTube de Clintel.
Traduction : Eric Vieira
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