La télévision suisse tente de réfuter les climatosceptiques et échoue
L’équipe éditoriale du programme météorologique suisse SRF Météo a tenté d’exposer les « arguments des climatosceptiques » comme étant faux. Cependant, ce qu’elle présente comme le prétendu « état des connaissances scientifiques » ne résiste pas à la vérification des faits.
Quelles sont les causes du changement climatique ? Quelles mesures, le cas échéant, sont nécessaires pour le combattre ? Ces questions font l’objet de vifs débats depuis des années. Dans un article, des présentateurs météo de la télévision suisse ont conclu que les principaux arguments des climatosceptiques sont tous erronés. Nous avons examiné ces arguments de plus près.
Ci-dessous, nous listons les déclarations faites par les « climatosceptiques » que les auteurs du SRF ont reprises, la manière dont ils prétendent les avoir réfutées (sous la rubrique « état de la science ») et ce qu’il faut en penser.
Affirmation no 1 : Le réchauffement mesuré est incorrect. Par exemple, parce que les thermomètres étaient auparavant situés à la campagne et sont maintenant situés dans une ville (plus chaude)
État des connaissances scientifiques : De nombreuses méthodes de mesure mettent clairement en évidence la tendance au réchauffement climatique à l’échelle mondiale. Parmi celles-ci figurent les thermomètres, les satellites, les mesures effectuées à partir de carottes de glace et les ballons-sondes.
Commentaire : Rares sont ceux qui contestent le réchauffement climatique. Par conséquent, cet argument est loin d’être central dans la défense des climatosceptiques. Cependant, des doutes persistent quant à la prise en compte adéquate de l’effet d’urbanisation dans les mesures de température (c’est-à-dire le fait que les températures n’augmentent pas en réalité à cause du changement climatique, mais seulement en apparence du fait de l’urbanisation croissante des stations de mesure). Or, le programme météorologique SRF n’aborde pas cette question du tout.
Affirmation no 2 : Il n’existe pas de consensus scientifique. Même les experts doutent du changement climatique
État des connaissances scientifiques : 97 % des climatologues croient que le changement climatique est réel et considèrent l’activité humaine comme étant la cause.
Commentaire : Il est vrai que la plupart des climatologues de renom sont convaincus que le réchauffement climatique est d’origine humaine. Ce chiffre de 97 % repose sur une évaluation réalisée en 2013 par le chercheur australien en sciences cognitives John Cook, qui a examiné 12 000 études scientifiques sur le changement climatique. Cependant, il a écarté 66 % de ces publications, car elles ne contenaient aucune mention de l’influence humaine. Parmi les études restantes, 97 % indiquaient que les auteurs considéraient l’activité humaine comme au moins partiellement responsable du réchauffement climatique. Or, de nombreux climatosceptiques ne remettent pas en question une responsabilité partielle de l’homme dans le changement climatique, mais nient qu’il en soit uniquement coupable. Par ailleurs, l’enquête de James Cook a également montré que les deux tiers des chercheurs en climatologie n’ont pas encore tranché sur la question de l’influence humaine.
Affirmation no 3 : Le climat a toujours changé. Il y a eu des périodes dans l’histoire de la Terre où il faisait plus chaud qu’aujourd’hui
Consensus scientifique : le climat a toujours évolué. Cependant, le réchauffement actuel est sans précédent depuis 2 000 ans. La Terre peut survivre à des températures bien plus élevées, mais la civilisation humaine ne peut pas nécessairement s’y maintenir.
Commentaire : SRF Météo fonde son affirmation sur les conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui qualifie le réchauffement actuel d’inédit depuis 2 000 ans. Cependant, cela suscite de sérieux doutes. D’une part, les méthodes statistiques utilisées pour établir la courbe en « crosse de hockey » du GIEC ont déjà été jugées scientifiquement intenables. D’autre part, nous savons, grâce aux optimums de température romains (il y a environ 2 000 ans) et médiévaux (il y a environ 1 000 ans), que les glaciers ont alors reculé davantage qu’aujourd’hui. Faute de mesures précises, il est impossible de déterminer avec certitude les températures atteintes à cette époque. Quoi qu’il en soit, la civilisation humaine ne disparaîtra pas pour autant, même en cas de réchauffement climatique important.
Affirmation no 4 : C’est le soleil. Les taches solaires, ou l’activité solaire, sont à l’origine du réchauffement climatique
Connaissances scientifiques actuelles : le rayonnement solaire n’est effectivement pas constant, mais même pendant les périodes où le soleil était plus faible que d’habitude, la Terre s’est réchauffée.
Commentaire : Ici aussi, SRF Météo s’appuie sur le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui soutient ce point de vue. Cependant, des scientifiques de renom, comme Nir Shaviv de l’Université hébraïque de Jérusalem, accordent une plus grande importance à l’influence du soleil. Le GIEC ignore systématiquement ces avis-là.
Affirmation no 5 : Le changement climatique a des effets positifs. De meilleures conditions pour l’agriculture ou moins de décès dus au froid
Consensus scientifique : Le changement climatique pourrait avoir certains effets positifs. Cependant, les risques sont bien plus importants que les avantages.
Commentaire : Le réchauffement climatique a indéniablement de nombreuses conséquences positives. SRF Météo fonde son affirmation selon laquelle les risques l’emportent largement sur les avantages sur le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Or, les effets positifs du changement climatique sont rarement évoqués dans les médias, ce qui contribue à une perception erronée du réchauffement climatique par le public.
Affirmation no 6 : Le climat a toujours été extrême. Il y a toujours eu des inondations et des sécheresses
Consensus scientifique : Vrai. Cependant, de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes sont devenus plus fréquents et plus intenses en raison du changement climatique, tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les fortes pluies.
Commentaire : Pour une fois, SRF Météo ne se base pas sur le GIEC pour cette affirmation. En effet, son dernier rapport d’évaluation contient un tableau démontrant qu’il n’existe aucune tendance mondiale à une augmentation de la fréquence ou de la gravité des inondations, des tempêtes, des sécheresses ou des fortes pluies. Sur ce point, SRF Météo se trompe, sauf en ce qui concerne les vagues de chaleur. Or, il est indéniable que celles-ci deviennent plus fréquentes à mesure que les températures augmentent.
Affirmation no 7 : Les modèles climatiques sont médiocres. Ces modèles ont été créés pour correspondre au passé et ne disent rien sur l’avenir
État des connaissances scientifiques : Un modèle climatique repose sur les lois de la physique. C’est la seule raison pour laquelle il peut refléter fidèlement le passé. Les lois de la physique resteront valides à l’avenir.
Commentaire : Les lois physiques s’appliquent sans restriction. Cependant, il est parfois difficile de déterminer précisément quelles sont ces lois. La climatologie a fort à faire pour les identifier, car les interactions chimiques et physiques au sein de l’atmosphère sont extrêmement complexes. Il y a quelques années, même d’éminents chercheurs du GIEC ont dû admettre que les modèles climatiques utilisés étaient défaillants, car ils ne parvenaient pas à représenter fidèlement non seulement le futur, mais aussi le passé. À cet égard, la réalité est encore plus préoccupante : les modèles utilisés par le GIEC ne correspondent souvent même plus aux périodes passées.
Affirmation no 8 : Les prévisions météorologiques sont erronées, donc les projections climatiques le sont aussi. Il est impossible de prévoir le temps qu’il fera la semaine prochaine, alors pourquoi une projection climatique sur cent ans fonctionnerait-elle ?
État des connaissances scientifiques : Il s’agit de questions totalement différentes. Pour une prévision météorologique, il est nécessaire de connaître l’état exact de l’atmosphère. Une projection climatique, quant à elle, doit seulement être capable de simuler les conditions climatiques de manière réaliste. Les variations météorologiques extrêmes sont éliminées dans un modèle climatique grâce aux moyennes à long terme.
Commentaire : Bien sûr, le climat et la météo sont deux choses différentes. Il semble néanmoins prétentieux que des scientifiques de renom affirment pouvoir prédire l’évolution du climat avec une précision extrême pour des décennies, voire des siècles. L’idée que l’on puisse régler la température mondiale future au dixième de degré près, comme avec un thermostat, est encore plus absurde.
Affirmation no 9 : La protection du climat est mauvaise pour l’économie. Nous avons besoin des combustibles fossiles pour poursuivre notre croissance économique
État des connaissances scientifiques : Le coût de l’inaction est très probablement supérieur au coût de l’atténuation du changement climatique.
Commentaire : Quiconque possède un minimum de bon sens comprendra aisément qu’il sera impossible de remplacer les énergies fossiles en quelques décennies seulement. Par conséquent, il faudrait priver les populations d’énergie pour atteindre les objectifs climatiques, ce qui entraînerait un effondrement économique et des mauvaises récoltes. Il en résulterait la pauvreté, la famine et la mort. Les prétendus calculs des soi-disant économistes du climat, selon lesquels la protection du climat serait globalement justifiée, relèvent d’un vœu pieux à motivation politique.
Affirmation no 10 : Les énergies renouvelables sont peu fiables. Par temps nuageux, l’énergie solaire est quasi inexistante, et par temps ensoleillé, elle est excessive
État des lieux : La production d’énergie renouvelable connaît des fluctuations. Cependant, ce n’est pas le cas pour tous les types d’énergie, comme l’hydroélectricité ou la géothermie. Des solutions sont à l’étude pour atténuer ces fluctuations, telles que les réseaux intelligents ou les technologies de stockage.
Commentaire : Chez SRF Météo, on sait pertinemment que la transition énergétique repose avant tout sur l’énergie solaire et éolienne et, tout au plus, de façon marginale sur l’électricité géothermique et hydroélectrique. Or, pour l’énergie éolienne et solaire, la dépendance de la production aux conditions météorologiques constitue indéniablement le principal problème qui rend ces formes d’énergie pratiquement inutilisables. En affirmant que « des solutions sont en cours d’élaboration », SRF Météo admet que ces solutions pour une production d’énergie fluctuante n’existent pas encore.
more news
Utility Scale Lithium Based Energy Storage Systems
Large-scale lithium-ion battery storage is expanding rapidly, often with limited public discussion of safety and environmental risks. The article below examines a recent white paper by engineer Richard Ellenbogen that analyzes these risks, particularly when such facilities are sited in densely populated or environmentally sensitive areas.
“The Climate Change Business Is a Criminal Hoax” — Interview with WCD Signatory Tõnu Kalvet
Estonian journalist, translator, and editor Tõnu Kalvet has signed the World Climate Declaration, joining a growing network of professionals questioning prevailing climate narratives. In this interview, he explains why he believes climate policy has become ideological, how it affects energy prices in Estonia, and why he calls for a stronger focus on real environmental problems such as pollution.
Germany Nears Energy Emergency — And Policy Failure Is to Blame
Germany is nearing a potential energy emergency as gas reserves fall and heavy industries face possible shutdowns. Critics argue the looming economic damage is less the result of harsh winter conditions than of years of far-reaching policy decisions. What is unfolding now may be the consequence of strategic choices that have left Europe’s largest economy increasingly vulnerable.






