La véritable crise environnementale n’est pas le changement climatique

Alors que les gouvernements dépensent des milliards pour réduire les émissions de CO₂, les véritables problèmes environnementaux demeurent. La véritable crise environnementale n’est pas le changement climatique, mais les déchets, la pollution de l’eau et la défaillance de la gouvernance.

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Vijay Jayaraj
Date: 31 janvier 2026

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Et si le pire problème environnemental n’était pas celui dont tout le monde parle ? Pendant que les élites occidentales sirotent du café équitable et s’obsèdent sur leur empreinte carbone, les pays en développement se noient dans un cocktail toxique qu’ils ont eux-mêmes créé – une crise totalement différente de la menace fantôme du changement climatique.

La véritable urgence environnementale n’est pas le léger réchauffement qui a permis à l’humanité de prospérer. C’est la dégradation des sols, la contamination de l’eau et d’autres formes de pollution qui enterrent vivants les pays du Sud.

Oui, nous avons mené une fausse guerre environnementale.

La véritable urgen ce environnementale : déchets, pollution et maladies

La boue noire et mousseuse dans les rivières, les montagnes d’ordures non traitées purulentes dans les rues et les superbactéries invisibles qui prolifèrent dans les cours d’eau représentent une véritable crise qui s’étend sur plusieurs continents.

Au Ghana, seul un quart des déchets produits quotidiennement est collecté. L’accumulation de déchets favorise la prolifération d’insectes vecteurs du paludisme et de la dengue. Dans les townships d’Afrique du Sud, près des trois quarts des habitants déclarent souffrir de maladies directement liées à une mauvaise gestion des déchets. Le choléra figure en tête de liste.

L’Asie du Sud-Est figure désormais parmi les plus grands contributeurs à la pollution plastique marine. Les déchets mal gérés se déversent dans les eaux côtières par les rivières, nuisant à la pêche et au tourisme. Cette pollution plastique résulte d’une défaillance de la gouvernance, et non de la chimie atmosphérique. Les solutions sont pourtant simples, mais jamais appliquées : camions de collecte, décharges contrôlées et incinération moderne avec système de contrôle des émissions atmosphériques.

Dépenses zéro nettes en ignorant les besoins environnementaux fondamentaux

Voici donc la tragédie singulière de notre époque : tandis que nos enfants boivent une eau empoisonnée, nos gouvernements ont gaspillé des milliards de dollars sur l’autel de la neutralité carbone. Ils consacrent des ressources financières, énergétiques et administratives précieuses à combattre un fantôme. Ils recherchent l’approbation des Nations Unies et du Forum économique mondial, avec leurs serments d’allégeance dans une « guerre contre le carbone ». Ils annoncent des objectifs de plusieurs milliards de dollars en matière d’énergies renouvelables pour les installations solaires et éoliennes.

Dans les pays où les capitaux sont rares et les priorités concurrentes nombreuses, cette réaffectation entraîne des conséquences importantes. Les milliards alloués à la transition énergétique dans les pays pauvres se traduisent par un report des investissements dans le traitement des eaux usées, les systèmes d’assainissement et les technologies de gestion des déchets.

Dans les pays en développement, les ministres de l’Environnement ont été conditionnés à adopter une hiérarchie des préoccupations qui place la concentration atmosphérique d’un nutriment végétal – le dioxyde de carbone – au-dessus des catastrophes sanitaires évidentes qui se produisent dans leurs juridictions.

Le CO₂ comme diversion politique, et non comme urgence scientifique

Cette position catastrophique est justifiée par l’affirmation que le dioxyde de carbone (CO₂ ) est à l’origine de la crise climatique. Or, l’idée que ce gaz à l’état de traces provoque un réchauffement climatique dangereux est dénuée de fondement scientifique. La « science établie » est tout sauf cela.

Des chercheurs comme William Happer et W.A. van Wijngaarden ont démontré que l’effet de serre de chaque molécule de CO₂ diminue à mesure que sa concentration atmosphérique augmente. Ajouter du CO₂ à l’atmosphère revient à repeindre une vitre noire avec une autre couche de peinture noire : cela ne change quasiment rien à la lumière qui la traverse.

De plus, de nouvelles données indiquent que le rythme du réchauffement climatique entre 1899 et 1940 – avant la forte augmentation des émissions industrielles – pourrait avoir été supérieur à celui observé entre 1983 et 2024. Si les émissions humaines sont le principal facteur de régulation du climat, comment expliquer le réchauffement plus marqué du début du XXe siècle ? C’est impossible.

À chaque inondation en Inde ou au Bangladesh, les médias crient au « changement climatique ! », imputant les pluies à la combustion des énergies fossiles. C’est un mensonge. Les pluies sont bien réelles, mais la cause de la catastrophe est inventée de toutes pièces. L’analyse des décès liés aux inondations en Inde montre régulièrement que ce sont des défaillances de l’urbanisme qui en sont responsables.

L’alarmisme climatique détourne les ressources des véritables solutions environnementales

Une évaluation récente du département américain de l’Énergie reconnaît que des politiques d’atténuation excessivement agressives ciblant le CO₂ sont probablement plus néfastes que bénéfiques pour le bien-être économique. Les arguments scientifiques en faveur du traitement du CO₂ comme une menace planétaire se sont affaiblis à mesure que les données d’observation et la modélisation physique ont progressé.

Pourquoi les combustibles fossiles sont essentiels pour résoudre le problème de la pollution réelle

L’ironie est que les combustibles fossiles dont l’abandon est envisagé sont indispensables pour résoudre les véritables problèmes : les incinérateurs à haute température, les usines de recyclage et les stations d’épuration nécessitent d’importantes quantités d’électricité de base, fiable et abordable. L’énergie solaire et éolienne ne peuvent répondre à ce besoin.

Des infrastructures robustes, capables de résister aux inondations et aux tempêtes, nécessitent de l’acier et du béton, produits à partir de charbon et de gaz naturel. Pour améliorer la qualité de l’air intérieur, les ménages doivent abandonner la combustion de bouse et de bois au profit du gaz de pétrole liquéfié, un combustible propre.

Idéologie environnementale contre dignité humaine

La peur du changement climatique est un luxe réservé aux riches. Pour la plupart, le combat se porte sur l’accès à l’eau potable, un air respirable et la dignité d’une vie saine. Les objectifs carbone abstraits, non scientifiques et lucratifs, conçus sur mesure pour les grandes corporations multinationales, ne sauveront pas les pays du Sud de l’étouffement causé par la pollution réelle.

Le plus longtemps les pays en développement restent hypnotisés par les démonstrations de vertu climatique, plus ils retardent la véritable restauration environnementale que leurs populations méritent.

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Ce commentaire a été initialement publié sur The Center Square le 28 janvier.

Vijay Jayaraj

Vijay Jayaraj est chercheur associé à la CO₂ Coalition, à Fairfax, en Virginie. Il est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’environnement de l’Université d’East Anglia et d’un diplôme d’études supérieures en gestion de l’énergie de l’Université Robert Gordon, toutes deux situées au Royaume-Uni, ainsi que d’une licence en ingénierie de l’Université Anna, en Inde. Il a également été chercheur associé au sein de l’unité de recherche sur les océans en mutation de l’Université de Colombie-Britannique, au Canada.

Traduction : Eric Vieira

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