Le « Guardian » affirme que nous sommes aux prémices du point de non-retour climatique

Le « Guardian » affirme que le monde se dirige vers un « point de non-retour » climatique, où un réchauffement incontrôlable plongera la Terre dans un avenir catastrophique, comparable à une serre géante. Pourtant, les archives géologiques racontent une tout autre histoire. Les périodes passées de températures et de niveaux de CO₂ bien plus élevés n’ont pas anéanti la vie ni les perspectives de la civilisation ; au contraire, elles ont favorisé l’abondance et l’expansion de l’évolution.

Climate Intelligence (Clintel) is an independent foundation informing people about climate change and climate policies.

Illustration inspirée du « Cri » d’Edvard Munch, adaptée par ChatGTP

Eric Worrall
Date: 16 février 2026

SHARE:

S’il vous plaît, s’il vous plaît, franchissons l’un de ces points de basculement imaginaires.

Point de non-retour : une Terre « serre infernale » se rapproche, selon les scientifiques.

La poursuite du réchauffement climatique pourrait s’engager sur une voie irréversible en déclenchant des points de basculement climatique, mais la plupart des gens n’en sont pas conscients.

Damian Carrington,
rédacteur en chef de la rubrique Environnement, jeudi 12 février 2026, 03h00 AEDT

Le monde est plus proche qu’on ne le pensait d’un « point de non-retour » après lequel le réchauffement climatique incontrôlable sera impossible à stopper, affirment les scientifiques.

La poursuite du réchauffement climatique pourrait déclencher des points de basculement, entraînant une série de réactions en chaîne et de boucles de rétroaction négatives, ont-ils déclaré. Le monde se retrouverait alors prisonnier d’un nouveau climat infernal, comparable à celui d’une « Terre étuve », bien pire que la hausse de température de 2 à 3 °C que nous sommes en passe d’atteindre. Ce climat serait également très différent des conditions clémentes des 11 000 dernières années, période durant laquelle toute la civilisation humaine s’est développée.

Avec un réchauffement climatique de seulement 1,3 °C ces dernières années, les phénomènes météorologiques extrêmes font déjà des victimes et détruisent des moyens de subsistance partout dans le monde. À 3 ou 4 °C, « l’économie et la société cesseront de fonctionner comme nous les connaissons », ont déclaré des scientifiques la semaine dernière, mais une Terre sous effet de serre serait encore plus catastrophique.

Le public et les responsables politiques ignoraient largement le risque d’atteindre le point de non-retour, ont déclaré les chercheurs. Le groupe a expliqué qu’il lançait cet avertissement car, même si des réductions rapides et immédiates de la combustion des énergies fossiles étaient difficiles à mettre en œuvre, il serait probablement impossible de revenir en arrière une fois engagé sur la voie d’une planète à effet de serre, même si les émissions étaient finalement drastiquement réduites.

Lire la suite : https://www.theguardian.com/environment/2026/feb/11/point-of-no-return-hothouse-earth-global-heating-climate-tipping-points

C’est absurde. Nous savons déjà avec une certitude absolue, grâce aux données paléoclimatiques, qu’un réchauffement climatique de 3 à 4 °C ne signifie pas la fin de l’activité économique.

Cette preuve, c’est le PETM. Les niveaux de CO2 durant le PETM ont peut-être été jusqu’à 2520 ppm, soit six fois plus qu’aujourd’hui. Rien n’indique que la vie ait souffert durant le PETM, bien au contraire. Le Maximum Thermique du Paléocène-Éocène, était 5 à 8 °C plus chaud qu’aujourd’hui, fut l’âge d’or des singesNos ancêtres, principalement frugivores, ont prospéré grâce à l’abondance de chaleur du PETM et ont colonisé une grande partie du globe, ne se retirant qu’avec le retour du froid.

Si une bande d’ancêtres simiesques dotés de cerveaux de la taille d’une boîte d’allumettes a prospéré dans de telles conditions, alors nous allons pouvoir certainement nous en sortir.

Les poissons se sont également bien comportés durant le PETM;

Avec une terre abondante, une mer regorgeant de poissons et la preuve que nos ancêtres singes se sont très bien débrouillés lors de précédentes périodes de chaleur extrême, comment quelques degrés de réchauffement pourraient-ils signifier que « l’économie et la société cesseront de fonctionner comme nous les connaissons » ?

La réponse est non. Même si un réchauffement aussi extrême se produisait, notre société et notre économie s’en porteraient très bien.

Il est impossible que les émissions anthropiques de CO2 puissent provoquer un réchauffement climatique comparable à celui du PETM. Le monde d’aujourd’hui est très différent de celui du PETM ; de puissantes forces géologiques apparues après cet événement ont maintenu notre planète dans la dernière période glaciaire du Cénozoïque  pendant les 34 derniers millions d’années.

En réalité, notre planète n’est pas trop chaude, elle est dangereusement froide.  Lors du dernier maximum glaciaire, les niveaux de CO2 ont chuté à un niveau si bas qu’on a frôlé l’extinction de masse.

Nous traversons actuellement l’une des périodes les plus froides de l’ère glaciaire du Cénozoïque supérieur. Nous sommes également dans la phase de refroidissement de l’Holocène, notre interglaciaire actuel, ce qui est très préoccupant. Le niveau de la mer est aujourd’hui environ 90 cm plus bas qu’il y a 6 000 ans, durant la phase chaude, l’optimum climatique de l’Holocène.

En réalité, nous avons besoin de tout le réchauffement et des émissions de CO2 peuvent possiblement produire pour tenter de repousser la prochaine période glaciaire de 100 000 ans. Car lors du prochain maximum glaciaire, lorsque les conditions glaciaires entraîneront une chute brutale des niveaux de CO2, notre espèce pourrait ne pas avoir autant de chance que la dernière fois lors du dernier maximum glaciaire qui l’a menée au bord de l’extinction.

Climate Intelligence (Clintel) is an independent foundation informing people about climate change and climate policies.

Cet article d’Eric Worall a été initialement publié sur wattsupwiththat.com.

Traduction : Eric Vieira

SHARE THIS ARTICLE:

Subscribe to our newsletter

Subscribe to our newsletter

Climate Intelligence Clintel

more news

“There Should Be No Climate Policy”: Interview with WCD Signatory Tomáš Elbert

Tomáš Elbert, an organic chemist from the Czech Republic, is among the latest signatories of CLINTEL’s World Climate Declaration. In this interview, he explains his scientific background, his views on climate change, and why he believes open debate is essential.

February 3, 2026|Categories: Interviews, News|Tags: , , , , |

Democratic Governors Ignore Energy Realities and Cling to Costly Green Policies

As governments and corporations worldwide pivot toward pragmatic energy strategies, Democratic governors in the U.S. Northeast continue to pursue green energy policies that raise costs and undermine energy reliability. The disconnect is becoming increasingly difficult to ignore.

February 2, 2026|Categories: News|Tags: , , , , |
By |2026-02-16T15:56:55+01:00February 16, 2026|Comments Off on Le « Guardian » affirme que nous sommes aux prémices du point de non-retour climatique
Go to Top