Les projections informatiques sur le changement climatique sont manifestement fausses et dangereusement trompeuses
La prétendue menace que représente le changement climatique d’origine humaine pour la planète occupe une place centrale dans la vie politique australienne depuis un demi-siècle. Chaque année, juste avant la Conférence des Parties (COP) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, de légères augmentations du dioxyde de carbone atmosphérique et de la température mondiale sont présentées dans les médias comme des signes avant-coureurs d’une catastrophe imminente. Chaque événement météorologique extrême est interprété comme un mauvais présage de ce qui nous attend si les énergies fossiles ne sont pas éliminées
À l’échelle mondiale, des milliards de dollars ont été investis dans la recherche pour élaborer des modèles informatiques complexes, afin de confirmer un scénario catastrophe si les émissions de dioxyde de carbone continuent d’augmenter au rythme actuel. Selon ces modèles, la température de la Terre augmentera de plusieurs degrés Celsius d’ici la fin du siècle, rendant de nombreuses régions inhabitables. De plus, la fonte des calottes glaciaires pourrait entraîner la submersion des zones côtières de faible altitude, notamment de nombreuses grandes villes. Il pourrait même exister des points de basculement susceptibles de déclencher un emballement du réchauffement climatique.
Zéro émission nette
Nombreux sont ceux qui, au sein de la communauté, expriment des doutes quant à la réalité du danger allégué. Il existe peu de preuves de phénomènes météorologiques extrêmes sans précédent ou d’un changement climatique dangereux. En revanche, il est avéré que la transition vers une économie non alimentée par des énergies fossiles – l’objectif de neutralité carbone – engendrera des coûts considérables. Le scepticisme est donc justifié.
On prétend que le réchauffement climatique d’origine anthropique repose sur des bases scientifiques solides. De fait, les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) suggèrent un consensus quant à ses fondements scientifiques. Cependant, je me souviens d’une maxime que mon directeur de thèse citait souvent : « Il n’y a pas de dieux en météorologie. Si l’on ne peut pas déduire un phénomène à partir des principes fondamentaux, c’est qu’on ne le comprend pas. » Or, ni les principes fondamentaux de la science ni les données empiriques ne corroborent l’hypothèse du réchauffement climatique d’origine anthropique.
L’affirmation la plus courante est que les gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère (principalement la vapeur d’eau, mais aussi des gaz en moindre quantité comme le dioxyde de carbone, le méthane, l’ozone, les oxydes d’azote, etc.) absorbent le rayonnement émis par la surface terrestre, agissant comme une couverture et maintenant la Terre à une température plus élevée qu’elle ne le serait autrement. Ajouter davantage de dioxyde de carbone épaissirait cette couverture et rendrait la Terre encore plus chaude. Cette affirmation n’est que partiellement vraie. Certes, ces gaz absorbent le rayonnement émis par la Terre, mais ils émettent également du rayonnement indépendamment de celui qu’ils absorbent. En réalité, les gaz à effet de serre émettent davantage de rayonnement, vers l’espace et vers la Terre, qu’ils n’en absorbent.
Métaphore erronée
Les gaz à effet de serre refroidissent l’atmosphère, mais ce refroidissement est contrebalancé par le flux de chaleur et d’énergie latente contenue dans la vapeur d’eau qui s’évapore. Comparer les gaz à effet de serre à une couverture est une métaphore erronée pour décrire leur rôle. Le maintien de la température terrestre requiert un mécanisme bien plus complexe que la simple combinaison des gaz à effet de serre et du rayonnement.
Les instruments satellitaires offrent une couverture quasi mondiale de données climatiques essentielles. Ces données, collectées et stockées par différents services météorologiques nationaux, constituent une ressource précieuse, couvrant près d’un demi-siècle, pour l’étude du climat terrestre et de son évolution.
Une révélation des données climatiques est que la température de l’atmosphère tropicale suit, avec un décalage d’environ six semaines, celle de la surface de l’océan équatorial, où les températures sont les plus élevées. Au-dessus des tropiques, la chaleur et l’énergie latente circulent de la surface vers l’atmosphère, et cette énergie est acheminée vers la région équatoriale par les alizés. C’est la convection profonde qui, à travers cette région, distribue la chaleur et l’énergie latente dans l’atmosphère, compensant ainsi les pertes d’énergie par rayonnement.
Réchauffement arctique
La deuxième révélation est que le réchauffement récent n’a pas été uniforme à l’échelle mondiale. L’utilisation fréquente par le GIEC de la température moyenne mondiale comme indicateur du changement climatique est trompeuse. Le réchauffement a été quasiment inexistant aux latitudes de l’océan Austral. Le taux de réchauffement à la surface de l’océan équatorial a été inférieur à 1°C par siècle. Le réchauffement a été le plus marqué dans les régions polaires gelées. Le taux de réchauffement le plus rapide, de près de 8 °C par siècle, a été observé dans l’Arctique durant l’hiver obscur. À titre de comparaison, le taux de réchauffement dans l’Arctique n’est que d’environ 2 °C par siècle durant les mois ensoleillés de l’été.
L’explication du GIEC concernant le réchauffement climatique, selon laquelle ce réchauffement serait dû à un renforcement de l’effet de serre, est invalidée puisque le réchauffement le plus important se produit au-dessus de l’Arctique gelé durant l’hiver. On observe une perte nette de rayonnement vers l’espace au-dessus de l’Arctique en hiver, et le réchauffement ne peut avoir lieu que si le taux de transport d’énergie depuis les tropiques augmente.
Une explication plus logique du réchauffement arctique est que la chaleur et l’énergie latente supplémentaires ont été transférées vers l’atmosphère à mesure que les océans tropicaux se sont lentement réchauffés. La température de l’atmosphère tropicale est limitée par la température de surface des océans équatoriaux. Il s’ensuit qu’une grande partie de cette énergie supplémentaire a été transportée vers les hautes latitudes. Ce transport d’énergie est maximal durant les mois d’hiver, période où les observations montrent que le réchauffement le plus important s’est produit aux pôles.
Températures de l’océan
Il n’existe par ailleurs aucun lien avéré entre l’augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique et la hausse de la température des océans. Le dioxyde de carbone et la vapeur d’eau absorbent et émettent des rayonnements sur des bandes de longueurs d’onde communes. Sous les tropiques, la concentration de vapeur d’eau est environ 50 fois supérieure à celle du dioxyde de carbone. Le rayonnement émis par le dioxyde de carbone est en grande partie absorbé par la vapeur d’eau. L’augmentation de la concentration de dioxyde de carbone n’entraîne donc pas d’augmentation significative du rayonnement susceptible de réchauffer la surface.
La poursuite du réchauffement récent, concentré sur les régions polaires en hiver, risque-t-elle de menacer la planète ? L’impact le plus visible de ce réchauffement est un dégel printanier plus précoce et un gel automnal plus tardif aux moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère Nord. Ce phénomène a prolongé la fonte des glaces, entraînant une réduction de la masse des calottes glaciaires et un recul des glaciers de montagne. Cependant, l’augmentation de la perte annuelle de masse glaciaire est limitée par les apports de chaleur des tropiques. Le rythme de l’élévation du niveau de la mer restera donc modéré et gérable.
Le réchauffement récent des latitudes moyennes et élevées a engendré des effets bénéfiques. Le dégel plus précoce et le gel plus tardif ont prolongé les saisons de croissance à ces latitudes. Des observations empiriques en provenance d’Europe du Nord et d’Amérique du Nord suggèrent un allongement de la saison de croissance pouvant atteindre 20 jours. Les satellites de la NASA montrent clairement un verdissement de la planète, la biosphère, soumise aux contraintes thermiques, ayant réagi à cet allongement. Point crucial pour la civilisation, cet allongement de la saison de croissance, conjugué aux progrès technologiques et à l’effet fertilisant de l’augmentation du dioxyde de carbone, a considérablement accru la production alimentaire.
Groenland
L’histoire suggère que le réchauffement récent a suivi un schéma de variation des températures aux moyennes et hautes latitudes similaire à celui observé par le passé. Durant l’occupation romaine de la Grande-Bretagne, la culture de plantes, notamment de la vigne, était possible dans les régions septentrionales. Avec l’arrivée du froid du Haut Moyen Âge, les températures hivernales ont chuté et les rivières ont gelé. De nombreuses terres autrefois agricoles de Grande-Bretagne et d’Europe ont été de nouveau recouvertes de forêts. Durant la période chaude du Moyen Âge, les Vikings ont colonisé les régions arctiques, notamment le Groenland. Le retour du froid lors du Petit Âge glaciaire a entraîné la disparition des colonies groenlandaises, le gel hivernal des rivières européennes et l’avancée des glaciers dans les Alpes.
Il existe un décalage manifeste entre les scénarios climatiques projetés par les modèles informatiques et les tendances climatiques régionales caractéristiques observées au cours des cinquante dernières années. Les changements récents concordent avec les variations climatiques naturelles à l’échelle millénaire, telles qu’elles ressortent des récits historiques. L’histoire suggère que les civilisations prospèrent durant les phases chaudes et souffrent durant les phases froides du cycle. Ceci contredit les prédictions alarmistes d’un réchauffement climatique incessant pour les générations futures, prédictions que les militants écologistes ont tiré des modèles informatiques.
Dans son premier rapport d’évaluation, le GIEC affirmait que la modélisation informatique était le seul moyen d’établir le lien entre la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et l’augmentation de la température mondiale. L’écart entre les projections climatiques et les données enregistrées souligne la nécessité de réévaluer en profondeur la manière dont les émissions supplémentaires de dioxyde de carbone sont intégrées dans ces modèles. En l’état actuel des choses, les projections informatiques sont manifestement erronées et dangereusement trompeuses.
PREUVES À L’APPUI
1. Les gaz à effet de serre émettent plus de rayonnement qu’ils n’en absorbent et tendent à refroidir l’atmosphère. Le bilan énergétique moyen annuel de la Terre est issu d’une évaluation du GIEC et s’appuie sur les travaux de Kiehl et Trenberth. Les gaz à effet de serre, les nuages et les aérosols émettent 195 W/m² vers l’espace et 324 W/m² vers la surface (émissions totales : 519 W/m²). Ils absorbent 350 W/m² de rayonnement émis par la surface et 67 W/m² de rayonnement solaire (absorption totale : 417 W/m²). Ainsi, la perte d’énergie radiative, à raison de 102 W/m², refroidit l’atmosphère. Cette perte est compensée par un flux de chaleur (24 W/m²) et d’énergie latente d’évaporation (78 W/m²) de la surface vers l’atmosphère.
2. La température de l’atmosphère tropicale est régulée par la température de surface de l’océan équatorial. Le graphique représente la température de surface de la mer équatoriale (en bleu) et la température à 700 hPa (environ 3 km d’altitude) (en rouge) depuis 1979 (latitudes 10°S à 10°N). Les principales fluctuations interannuelles correspondent aux phénomènes El Niño et La Niña. Le taux de réchauffement de la température de l’océan (tendance) est de 0,65 ° C par siècle. La corrélation, après élimination de la tendance, entre les températures de surface et à 700 hPa est de 0,70.
(Les données proviennent de l’ensemble de données NCEP/NCAR R1)
3. La température de l’air suit celle de la surface de l’océan. Lorsque la température de l’air est décalée, la corrélation est maximale pour un décalage d’un à deux mois. Autrement dit, la température de l’air suit celle de l’océan avec un décalage d’un à deux mois.
4. La température moyenne mondiale est un indicateur peu fiable du changement climatique. La tendance récente (1979-2025) de la température à 2 mètres a varié considérablement selon les zones de latitude.
5. Dans l’Arctique, on a constaté une nette tendance au réchauffement hivernal.
6. Le dioxyde de carbone a peu d’influence sur la température de surface de la Terre. La température à la surface est élevée car les émissions de rayonnement des gaz à effet de serre, des nuages et des aérosols atteignant la surface réduisent la perte nette de rayonnement infrarouge. Une concentration supplémentaire de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a peu d’impact sur la température de surface car le rayonnement infrarouge atteignant la surface tropicale varie peu lorsque la concentration de dioxyde de carbone augmente. Les calculs ci-dessous sont effectués à l’aide du modèle de transfert radiatif MODTRAN et concernent une atmosphère tropicale sans nuages et à température constante. Depuis l’ère industrielle, pour chaque augmentation de 100 ppm de la concentration de dioxyde de carbone, l’augmentation du rayonnement émis par les gaz à effet de serre et atteignant la surface était d’environ 0,6 W/m². Cela représente une augmentation de 0,3 % du rayonnement émis par la vapeur d’eau. Il est à noter que, du dernier maximum glaciaire il y a 20 000 ans à l’époque préindustrielle, la concentration de dioxyde de carbone est passée de près de 200 ppm à près de 300 ppm (une augmentation de seulement 100 ppm). Durant cette période, les calottes glaciaires polaires recouvrant une grande partie de l’Amérique du Nord et de l’Europe du Nord ont fondu et le niveau de la mer s’est élevé d’environ 130 mètres. Depuis l’industrialisation, la concentration de dioxyde de carbone a augmenté de plus de 100 ppm, mais la montée du niveau de la mer est restée négligeable. Les données disponibles ne permettent pas d’affirmer que la concentration de dioxyde de carbone influence significativement le climat terrestre.
William Kininmonth est un météorologue australien à la retraite, ancien directeur du Centre national australien du climat (à l’époque), et ancien consultant auprès de l’Organisation météorologique mondiale.
Traduction : Eric Vieira
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