Une analyse de « Climat : Les positions figées du GIEC » – 1re partie

Clintel a analysé le sixième rapport d’évaluation du GIEC (AR6) et a publié un rapport important à ce sujet, intitulé : « Climat : Les visions figées du GIEC » Ce rapport formule de nombreuses critiques sérieuses à l’égard des travaux menés par le GIEC. Vous trouverez ici la première partie (sur deux) d’une analyse de ce travail important de Clintel, récemment publiée par le site web français Climat et Vérité.

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CLINTEL : Les positions figées du GIEC –Une analyse du 6e rapport d’évaluation

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Foudation Clintel
Date: 2 mars 2026

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Introduction :

La préparation de ce rapport de CLINTEL a été réalisé sous la direction de Marcel Crok, journaliste scientifique, co-fondateur et Directeur de CLINTEL (Pays-Bas), et de Andy May, auteur scientifique et pétro physicien retraité (USA), ainsi que six autres contributeurs, qui sont :

  • Javier Vinos (biologiste moléculaire – écrivain – Espagne)
  • Ross McKitrick (Professeur d’économie. Université de Guelph – Canada)
  • Nicola Scafetta (Professeur de Physique de l’Atmosphère. Université Frederico II – Naples, Italie)
  • Kip Hansen (journaliste scientifique – USA)
  • Fritz Vahrenholt (Professeur – Université de Hambourg – Allemagne)
  • Ole Humlum (Professeur Emérite – Université d’Oslo – Norvège)

Ce rapport Clintel a fait l’objet d’une évaluation par les pairs, c’est-à-dire que son contenu a été vérifié par des scientifiques indépendants, ce qui constitue un gage de qualité. Ce rapport a été rédigé par des scientifiques et des experts qui n’ont pas participé directement à la rédaction du rapport du GIEC. Ils ont examiné si le GIEC respecte ses propres principes de rigueur scientifique. Les rapports du GIEC, et en particulier le « Résumé à l’intention des décideurs », reposent-ils réellement sur une analyse exhaustive de la littérature scientifique ? Les conclusions sont-elles impartiales et objectives, et les procédures permettant d’y parvenir transparentes ? En un mot, la réponse à ces questions est malheureusement sans équivoque : non.

En résumé, le rapport de Clintel met en lumière de nombreux biais, une tendance à la sélection biaisée des publications scientifiques favorables aux thèses du GIEC, ainsi que l’omission ou la sous-estimation de publications défavorables, des analyses incomplètes, de nombreuses erreurs et d’importantes omissions. Clintel démontre que nombre d’affirmations importantes du GIEC sont contestables, par exemple : « Que le réchauffement actuel est sans précédent, qu’il est entièrement d’origine humaine ou qu’il est dangereux. »

Les points suivants, commentés dans le rapport Clintel, constituent autant de critiques des analyses réalisées par le GIEC :

  1. Une tendance à effacer l’histoire du climat : rien ne permet d’affirmer avec certitude que le climat actuel soit plus chaud que celui du milieu de l’Holocène.
  2. La résurrection de la crosse de hockey, qui vise à effacer l’optimum climatique médiéval et le Petit Âge glaciaire.
  3. La mesure de la température globale à la surface de la planète est un indicateur peu fiable du climat planétaire.
  4. Tendances controversées en matière de neige.
  5. Contestation de l’accélération de la montée du niveau de la mer.
  6. Pourquoi le GIEC minimise-t-il le rôle du soleil ?
  7. Sensibilité climatique au CO₂ incertaine.
  8. Les modèles climatiques ne sont pas fiables, mais le GIEC a une grande confiance en leurs résultats.
  9. Les scénarios de changement climatique extrême sont sujets à caution.
  10. Une tendance à dissimuler les bonnes nouvelles concernant les situations extrêmes.
  11. Il est essentiel de relativiser les pertes dues aux catastrophes. Il faut tenir compte de la croissance démographique et du développement des constructions.
  12. Les décès liés au climat ont considérablement diminué.

Ce constat rend plus nécessaire que jamais un débat scientifique ouvert et pluraliste, avec la participation des opposants au GIEC. Or, ce dernier maintient sa position hégémonique et n’a jamais répondu aux demandes de débat qui lui ont été adressées par Clintel et de nombreux autres acteurs du climat.

Point 1 : Une tendance à effacer l’histoire du climat : aucune certitude que le climat actuel soit plus chaud que celui de l’Holocène moyen

Dans son sixième rapport d’évaluation (AR6), le GIEC déclare, de manière surprenante, qu’« il est plus probable qu’improbable que les températures mondiales à la surface de la Terre atteignent des niveaux sans précédent depuis 125 000 ans ».

Cette affirmation occulte ce que l’on appelle le Maximum Thermique de l’Holocène, également connu sous le nom d’« Optimum Climatique de l’Holocène » (appellations que le GIEC évite). En uniformisant ainsi notre histoire climatique, le GIEC présente le réchauffement actuel comme sans précédent et donc unique, mais est-ce exact ? Le Maximum Thermique de l’Holocène est bien documenté. Il désigne une période s’étendant de 9 800 à 5 700 ans avant notre ère, durant laquelle les températures ont considérablement varié dans de nombreuses régions du globe, avec des maximums atteints dans diverses zones, mais souvent à des époques différentes.

Mais le scientifique espagnol Vinos souligne au chapitre 1 les difficultés rencontrées pour obtenir des mesures précises :

« Les reconstitutions multi-indicateurs sont utiles. Mais les biais et les limites inévitables de cette technique font qu’elles ne permettent pas de répondre à la question du GIEC : la dernière décennie a-t-elle été la plus chaude que la planète ait connue durant l’Holocène ? »

De tenter de mesurer la température moyenne de la planète à l’aide de quelques centaines de mesures indirectes non calibrées et de faible précision, ne fournissant une indication qu’une fois par décennie ou par siècle dans le meilleur des cas, est une tâche absurde. Comparer cette mesure à la moyenne mondiale obtenue grâce à nos mesures quotidiennes actuelles, qui incluent les données des satellites et de milliers de thermomètres calibrés et de haute précision répartis dans le monde entier, y compris dans les océans, pour finalement affirmer qu’il est plus probable que la dernière décennie ait été plus chaude que n’importe quel siècle des 12 000 dernières années, est indéfendable.

Point 2 : La résurrection de la crosse de hockey 

La grande surprise du rapport AR6 a été la publication, dans le retentissant « Résumé à l’intention des décideurs », d’une nouvelle courbe en forme de crosse de hockey :

La première courbe a été publiée par M. Mann et al. en 1998 et 1999. Elle a bénéficié d’une énorme publicité dans le 3e rapport du GIEC en 2001.

Le GIEC a utilisé des courbes en forme de crosse de hockey afin d’affirmer que le réchauffement climatique actuel est sans précédent depuis 1 000 ou 2 000 ans.

La première et la dernière courbe en forme de crosse de hockey de M. Mann, datant de 1998, visaient toutes deux à occulter les périodes historiques bien documentées de l’optimum climatique médiéval et du Petit Âge glaciaire. Elles tentent d’imposer l’idée qu’il ne s’agissait que de phénomènes régionaux à faible impact global. La première courbe de Mann a été critiquée en raison d’importantes lacunes dans ses indicateurs paléoclimatiques et les méthodes statistiques utilisées pour sa construction.

Une fois de plus, le GIEC a eu recours à la « sélection biaisée » et à la manipulation de données indirectes pour fabriquer sa nouvelle courbe.

Selon Stephen McIntyre, scientifique canadien, animateur du blog « Climate Audit » et auteur de nombreuses publications scientifiques :

Le problème de toutes ces reconstructions est plus ou moins toujours le même. Les auteurs sélectionnent des variables de substitution parmi les milliers de séries disponibles dans les bases de données internationales. La plupart de ces variables ne présentent guère plus qu’un bruit de fond qui remet en question leur qualité en tant qu’indicateurs de température. Les auteurs choisissent donc leur variable de substitution, puis lui appliquent une ou plusieurs méthodes statistiques pour obtenir leur courbe caractéristique, dont la pertinence est discutable.

En résumé, les affirmations du GIEC selon lesquelles le réchauffement actuel serait sans précédent au cours des 2 000 dernières années, voire des 125 000 dernières années, sont pour le moins très peu convaincantes. De solides preuves, tant pour les 2 000 dernières années que pour l’optimum climatique de l’Holocène, montrent que les températures étaient globalement comparables, voire supérieures, au réchauffement actuel.

Dans ce cas précis, le GIEC semble se comporter comme le Ministère de la Vérité de George Orwell en réécrivant l’histoire du climat. De plus, le GIEC n’a pas traité ces questions de manière exhaustive et transparente. Ce parti pris est flagrant dans le choix des études prises en compte dans son rapport et de celles qu’il a ignorées.

La réapparition de la courbe en forme de crosse de hockey dans le sixième rapport d’évaluation du GIEC illustre la vulnérabilité du fonctionnement de ce dernier aux biais scientifiques. La sélection arbitraire des données, le détournement du processus d’évaluation par les pairs, le manque de transparence et les probables ingérences politiques ont entraîné une distorsion importante des tendances de température préindustrielles.

Point 3 : Mesure de la température globale de surface

La température moyenne mondiale à la surface (TMMS) est devenue le paramètre emblématique du débat sur le changement climatique. Ces mesures de température sont-elles fiables ? Existe-t-il de meilleures alternatives ? ​​C’est le paramètre privilégié pour décider de la politique climatique internationale, par exemple pour déterminer si nous allons dépasser les objectifs de +1,5 °C ou +2 °C, même si ces objectifs relèvent davantage de la politique que de la science. Est-ce justifié ? Ces mesures de température sont-elles fiables et existe-t-il de meilleures alternatives ?

Chaque année, la planète subit des fluctuations de température bien supérieures à l’augmentation d’un degré de la température moyenne annuelle observée au cours des 170 dernières années.

La température moyenne de la Terre varie de plus de 3 °C chaque année. Elle est légèrement supérieure à 12 °C en janvier et légèrement inférieure à 16 °C en juillet.

La température moyenne de l’hémisphère Nord fluctue davantage. Elle passe de 8 °C en janvier à 21 °C en juillet, soit une variation considérable de 13 °C en six mois.

Le GIEC semble admettre que cette température moyenne est un indicateur peu fiable du changement climatique. Il présente, à titre d’alternative, un graphique de l’évolution du contenu thermique des océans (page 350 du sixième rapport d’évaluation). On y observe une variation correspondant à une augmentation de 0,03 % du contenu énergétique total des océans. Un autre graphique du GIEC fait apparaître un taux d’augmentation d’environ 0,4 °C par siècle. Un changement qui ne constitue pas réellement alarmant. Pourtant, le GIEC omet de communiquer ce fait fondamental.

L’évolution de la température des océans est une manière plus pertinente et compréhensible d’illustrer les changements récents du système climatique. Lorsqu’on s’intéresse au réchauffement ou au refroidissement climatique, il convient de prendre en compte le contenu thermique des océans. Les estimations des variations de température mondiale depuis 1850 sont-elles suffisamment précises et exhaustives pour indiquer le rythme du réchauffement de la surface terrestre, y compris des océans ? La réponse est non ! La température moyenne mondiale à la surface est-elle un indicateur clé du changement climatique ? Non !

Point 4 : Tendances controversées en matière de neige

Il est tentant de penser que le réchauffement climatique entraîne une diminution des chutes de neige. Cependant, il n’existe pas de lien nécessaire entre la température moyenne mondiale et les chutes de neige.

En effet, le réchauffement climatique peut entraîner une augmentation de l’évaporation et des précipitations, notamment sous forme de neige. Le GIEC a introduit un tout nouvel ensemble de données qui n’était pas encore publié lors de la deuxième ébauche, la version finale soumise aux examinateurs. L’auteur de cet ensemble de données, Lawrence Mudryck, a également contribué à ce chapitre du rapport du GIEC. Ce nouvel ensemble de données constitue une série hybride, composée de sept ensembles de données différents. Nous n’avons jamais pu télécharger les différentes collections de données qui composent cette nouvelle série. Ces nouvelles données présentées par le GIEC indiquent que la couverture neigeuse diminue chaque mois de l’année. Ce constat est surprenant, car jusqu’à présent, des données bien connues du Laboratoire mondial de la neige de Rutgers montraient une augmentation de la couverture neigeuse pendant l’automne et l’hiver.

Le GIEC mentionne bien un article important de Connoly et al., mais sans mentionner sa principale conclusion, à savoir que les modèles climatiques sont incapables de simuler la tendance à la hausse de la couverture neigeuse en automne et en hiver.

L’évolution de la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des présentations biaisées du sixième rapport d’évaluation du GIEC.

Point 5 : Accélération de la montée du niveau de la mer : pas si vite…

Le sixième rapport d’évaluation indique que la montée du niveau de la mer s’accélère. Cependant, les preuves de cette accélération sont plutôt minces.

Comme l’a souligné Kip Hansen :

Les meilleures informations disponibles sur l’évolution du niveau de la mer à long terme proviennent des relevés marégraphiques. En général, ces relevés montrent une évolution remarquablement linéaire sur plus d’un siècle.

Le GIEC privilégie l’utilisation de mesures satellitaires combinées à diverses mesures marégraphiques pour démontrer l’accélération de la montée du niveau de la mer, ignorant ainsi la variabilité pluri décennale de cette dernière, probablement liée à l’oscillation multi décennale atlantique. Il est probable que le GIEC confonde l’accélération récente de la montée du niveau de la mer avec cette variation pluri décennale.

Il est prématuré, pour l’instant, d’affirmer que la montée du niveau de la mer s’accélère. Seul l’avenir dira si les projections du GIEC concernant le niveau de la mer sont exactes, mais elles contrastent fortement avec les observations récentes.

Point 6 : Pourquoi le GIEC minimise-t-il le rôle du soleil ?

Les auteurs Nicola Scafetta et Fritz Vahenholt soulignent que l’Optimum climatique médiéval (OCM) et le Petit Âge glaciaire (PAG) constituent des anomalies climatiques historiquement bien documentées dans la littérature scientifique internationale. Les données historiques relatives aux taches solaires, aux aurores boréales et à d’autres indicateurs solaires témoignent également de variations significatives de l’activité solaire.

Il existe une forte corrélation entre les changements climatiques et l’activité solaire. Les températures étaient relativement plus élevées durant l’optimum climatique médiéval, et l’activité solaire était plus importante. À l’inverse, les températures étaient plus basses durant le Petit Âge glaciaire, et l’activité solaire était plus faible. Le bon sens suggère donc l’existence probable d’un lien entre les deux.

Comme le soulignent Nicola Scafetta et Fritz Vahenholt :

Ces deux périodes, bien documentées, constituent un excellent test à l’aveugle du lien entre le soleil et le climat. Elles recensent plusieurs études évaluées par des pairs démontrant une corrélation très forte entre le changement climatique et l’activité solaire. Cette corrélation est significative dans de nombreux pays.

Des données similaires montrent que l’optimum climatique médiéval, qui a coïncidé avec un maximum solaire, a été exceptionnellement chaud sur l’ensemble de la planète.

De plus, les données historiques et les indicateurs climatiques montrent que les minimums et les maximums solaires sont corrélés aux précipitations mondiales.

La première page du chapitre 6 contient une citation d’une publication évaluée par des pairs de Connolly et al. (dont Scafeta) concluant ce que les données sur l’activité solaire passée et le changement climatique dans son ensemble suggèrent :

Allant d’un rôle nul du soleil ces dernières décennies (impliquant que le réchauffement récent est principalement dû à l’activité humaine) à un rôle prépondérant des variations de l’activité solaire sur le réchauffement récent (c’est-à-dire que le réchauffement récent est principalement d’origine naturelle).

Il apparaît donc que les conclusions présentées dans le sixième rapport d’évaluation du GIEC ne concordent qu’avec une partie de la littérature scientifique publiée . Cette partie minimise le rôle du soleil afin de maximiser la part anthropique. Les mécanismes précis de la corrélation climat/soleil restent à élucider. Or, cette corrélation existe bel et bien et il est inacceptable que le GIEC l’ignore sélectivement tout en affirmant que le changement climatique récent est entièrement d’origine anthropique, sous prétexte que le lien avec le soleil ne peut être expliqué.

Note générale

La neutralité, la rigueur scientifique et la fiabilité du GIEC, ainsi que tous les processus d’assurance qualité de cet organisme doivent être remises en question.

Climate Intelligence (Clintel) is an independent foundation informing people about climate change and climate policies.

Une série de cinq articles intitulée « Les positions figées du GIEC sur le climat » a été publiée en français du 17 janvier au 21 février sur le site Climat et Vérité. Voici la première partie (sur deux) d’un résumé de cette série.

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