La chute spectaculaire des températures mondiales est ignorée par les médias traditionnels, qui s’appuient sur le récit dominant
Alors que le débat public reste focalisé sur la hausse constante des températures, les données dressent un tout autre tableau : la Terre se refroidit. Pourtant, ce fait frappant est largement ignoré par les médias, les politiques et la communauté scientifique climatologique établie.
Les anomalies de température mondiale, tant sur terre que dans les océans, chutent à vue d’œil. Les médias, la science et la politique, obsédés par la neutralité carbone, ne s’occupent pas de refroidissement climatique. Le biais de confirmation, qui impute la responsabilité du réchauffement climatique global du style « crosse de hockey » à l’activité humaine en s’appuyant sur des idées « établies » ridicules, a gravement nui à la véritable science du climat. Or, la planète se refroidit rapidement et le silence des médias traditionnels est à la fois risible et honteux.
Pièce justificative 1 : Les données précises du satellite UAH montrent clairement la chute, la différence ou l’anomalie par rapport à la moyenne 1991-2020 diminuant au cours de l’année 2025 pour terminer l’année à précisément 0,3 °C.
Inutile de préciser que les médias traditionnels ignorent les données de température satellitaires. En janvier 2022, au plus fort de l’hystérie climatique orchestrée par Greta Thunberg, Google AdSense a banni une page promouvant la mise à jour mensuelle, avec comme motif qu’elle publiait des « affirmations non fiables et nuisibles ». Au Royaume-Uni, ce désagrément mondial majeur a récemment été relégué au second plan au profit de la dernière ineptie du Met Office, qui prétend une nouvelle année « la plus chaude jamais enregistrée » locale, en se basant sur ses stations météorologiques défectueuses, anormalement exposées à la chaleur. Plutôt que de présenter une vision globale équilibrée (ou même d’en faire mention), les militants du Met Office ont affirmé que leur « record » de six centièmes de degré Celsius était 260 fois plus probable en raison de la manipulation humaine du climat. Une telle précision, aussi fantaisiste soit-elle, à partir de données aussi erronées est sidérante. Ce n’est certainement pas de la science.
Les scientifiques de l’UAH, le Dr Roy Spencer et le professeur John Christy, ont également présenté des résultats montrant la baisse des anomalies de température mensuelles au cours des deux dernières années. Le tableau ci-dessous indique une valeur globale ainsi que des mesures détaillées par région.
À gauche, l’anomalie globale rouge d’avril 2024 représentait un pic sur deux ans, tout comme la valeur adjacente correspondante pour l’hémisphère nord. Les autres colonnes, en partant de la gauche, représentent l’hémisphère sud, les zones tropicales, les États-Unis continentaux, l’Arctique et l’Australie. Dans toutes ces régions, une tendance à la baisse est clairement visible.
Pièce justificative 2 : Le long de l’océan Pacifique équatorial, les températures de surface de la mer (TSM) sont en baisse depuis plusieurs mois. Dans son récent rapport sur la formation des oscillations El Niño (réchauffement) et La Niña (refroidissement), le service météorologique américain NOAA présente les dernières anomalies cumulées sur trois mois. Depuis septembre dernier, la NOAA constate que « les TSM restent inférieures à la moyenne sur la majeure partie du Pacifique équatorial ».
Il convient de noter le réchauffement des océans observé autour de 2015-2016, causé par un épisode El Niño particulièrement intense. Le récent épisode El Niño a également provoqué un réchauffement des océans, voire une « ébullition », pour reprendre l’expression consacrée par le clan Guterres/Gore/Kerry.
Voici le graphique le plus récent montrant les températures de surface de la mer de 60°S à 60°N.
Là encore, les températures semblent se calmer, l’année 2026 débutant plus fraîche que 2025, qui était elle-même plus fraîche que 2024.
Ces dernières années ont été marquées par des événements climatiques extraordinaires, conjugués à un désintérêt scientifique étonnant quant à leurs causes. La réponse « acceptée », bien sûr, était toujours là : c’est l’activité humaine qui en est responsable, et nous avons des modèles informatiques pour le prouver. Et si vous n’êtes pas d’accord, ne claquez pas la porte derrière vous. Dans un article récent publié sur le blog de Judith Curry, Javier Vinos affirmait que ce qu’il a qualifié d’événement de 2023 a révélé le « plus grand échec de la climatologie ». Vinos est l’un des principaux défenseurs de l’hypothèse selon laquelle l’éruption massive du volcan sous-marin Hunga Tonga en 2022, qui a augmenté la vapeur d’eau dans la haute atmosphère de près de 13 %, serait la cause principale de toutes les anomalies météorologiques. La vapeur d’eau est un puissant gaz à effet de serre, mais de courte durée.
L’ampleur de l’augmentation massive de la vapeur d’eau stratosphérique est visible sur le dernier graphique de la NASA présenté ci-dessous. La quantité d’eau reste importante par rapport aux années antérieures à 2022, mais elle diminue progressivement.
Les militants ont exploité tous les phénomènes météorologiques inhabituels pour promouvoir un récit politiquement acceptable et préétabli. Or, les importantes variations observées depuis 2023 ne peuvent s’expliquer par des causes anthropiques, car de tels changements, s’ils se produisent, sont faibles, réguliers et ne sont perceptibles que sur une longue période.
Si la climatologie en général n’a pas su relever le défi de la découverte ces dernières années, observe Vinos, c’est en raison d’un fort biais de confirmation. « La première étape pour tirer les leçons de l’événement de 2023 est d’accepter son caractère exceptionnel, ce que beaucoup ne font pas », affirme-t-il. Au lieu de chercher à déterminer les causes de cet événement, les scientifiques ont tenté de l’intégrer au récit dominant à l’aide de modèles, dénonce-t-il. La contribution de Vinos est une lecture intéressante et présente un argument convaincant pour imputer une grande partie de la responsabilité des changements climatiques récents, spectaculaires mais temporaires, à un événement unique dans les archives. Contrairement à Hunga Tonga, la plupart des éruptions volcaniques terrestres émettent de grandes quantités de particules dans l’atmosphère, ce qui peut entraîner un refroidissement global temporaire mais perceptible. Par ailleurs, Vinos déclare que « la climatologie a échoué face à un événement climatique naturel d’origine externe ».
La grande tragédie de l’ère de la climatologie établie, aujourd’hui de plus en plus remise en question, est l’érosion de la confiance du public envers les institutions scientifiques autrefois respectées. La Covid-19 n’a certes pas constitué un sommet pour la science médicale, tandis que la désinformation climatique risque de devenir la risée de tous. Les océans « bouillants » et les records constamment ridicules se mêlent à une pseudoscience flagrante, comme les affirmations « d’attribution » humaine. L’explosion en provenance de Hunga Tonga pourrait bien contribuer à balayer définitivement une grande partie de ces fausses informations.
Cet article a été publié le 8 janvier 2026 sur dailysceptic.org.

Chris Morrison
Chris Morrison est le rédacteur en chef de la rubrique Environnement du Daily Sceptic. Suivez-le sur X.
Traduction: Eric Vieira
more news
My Twenty Years of Watching the Thermometer—and the Narrative
As Watts Up With That? approaches its twentieth year, Anthony Watts reflects on nearly two decades of observing thermometers and climate discourse.
Think tank IREF: ‘Against All Rationality, the EU Persists in its Net-Zero Delusion’
The European Commission has approved a new step towards its 2050 ‘net-zero’ objective, targeting a 90% reduction in net greenhouse gas emissions relative to 1990 levels by 2040. But a recent report by the French think tank IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) delivers a sobering reality check.
The Misinformation Inquisition: How Censorship Shields Approved Narratives from Scrutiny
Tilak Doshi cautions that modern censorship, justified in the name of combating misinformation, increasingly functions as a tool to protect dominant narratives from challenge.











