Le LCOE devrait-il enfin être abandonné dans la politique énergétique ?
« Le discours sur le LCOE (coût actualisé de l’énergie, CAE) vient de se heurter à la réalité. Si l’énergie solaire et éolienne ‘ bon marché ’ suffisait réellement, la transition énergétique se déroulerait en grande partie automatiquement. Les émissions diminueraient. Les subventions ne seraient plus nécessaires. L’électricité deviendrait moins chère. Or, rien de tout cela ne se produit. » selon Jonas Kristiansen Nøland, Université norvégienne de sciences et de technologie.
Les énergies non compétitives nécessitent des études ; les énergies compétitives, des marchés. Cette observation mérite de devenir un adage dans les débats actuels, parfois houleux, sur les coûts relatifs de la production d’électricité. Cela est particulièrement vrai pour les études sur le coût actualisé de l’énergie (CAE) qui prétendent démontrer la compétitivité de l’énergie éolienne et solaire par rapport à la production d’électricité thermique à partir de pétrole, de gaz et de charbon.
La tentative la plus récente est celle de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), intitulée « 91 % des nouveaux projets d’énergies renouvelables sont désormais moins chers que les alternatives aux combustibles fossiles » (juillet 2025). Et le résultat était déjà truqué avec une étude prétendant justifier « l’accélération du déploiement des transitions énergétiques basées sur les énergies renouvelables dans le monde entier ». [1]
Jonas Kristiansen Nøland, de l’Université norvégienne de sciences et de technologie, a contesté leur étude en publiant :
Le discours sur le LCOE vient de se heurter à la réalité. Si l’énergie solaire et éolienne « bon marché » suffisait réellement, la transition énergétique se ferait presque automatiquement. Les émissions diminueraient. Les subventions seraient superflues. L’électricité deviendrait moins chère. Or, rien de tout cela ne se produit.
La consommation d’énergies fossiles continue d’augmenter, au lieu de diminuer. Dans les systèmes électriques dominés par les énergies à faible coût actualisé de l’énergie (CAE), les prix de l’électricité augmentent, au lieu de baisser.
Pourquoi ? Parce que le CAE n’a jamais été conçu pour les systèmes électriques dépendants de conditions météorologiques. Historiquement, le CAE était utilisé par l’ Agence internationale de l’énergie (AIE) pour planifier les systèmes électriques en fonction d’une production ferme et pilotable alimentée par des ressources non dépendantes des conditions météorologiques.
Aujourd’hui, ce même indicateur est utilisé pour justifier des systèmes électriques dominés par des sources d’énergie variables qui nécessitent des systèmes de secours, des réserves, des services auxiliaires et des actifs de flexibilité – des coûts que le CAE ignore tout simplement. Résultat ? Une énergie à faible CAE n’est pas synonyme d’électricité bon marché.
C’est précisément pourquoi un nouveau rapport de la CEE-ONU [Commission économique des Nations Unies pour l’Europe] préconise d’abandonner le CAE comme outil de planification et de le remplacer par le coût total du système électrique (Full System Cost Of Electricity, FSCOE). Les coûts du système sont importants. La fiabilité est importante. La physique reste essentielle.
J’ai inclus le lien vers le rapport de la CEE-ONU dans les commentaires.
Curious to hear: Should LCOE finally be retired from energy policy?
Oui, il est temps de reléguer le CAE au second plan dans l’élaboration des politiques énergétiques. Et vite ! Plus de 150 commentaires le confirment.
[1] La section « À propos » se lit comme suit :
L’IRENA est une agence intergouvernementale mondiale de premier plan pour la transition énergétique. Elle constitue la principale plateforme de coopération internationale, accompagne les pays dans leur transition énergétique et fournit des données et des analyses de pointe sur les technologies, l’innovation, les politiques, le financement et l’investissement. L’IRENA favorise l’adoption généralisée et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergies renouvelables, notamment la bioénergie, la géothermie, l’hydroélectricité, l’énergie marine, l’énergie solaire et l’énergie éolienne, afin de contribuer au développement durable, à l’accès à l’énergie et à la sécurité énergétique, pour une résilience et une prospérité économique et sociale et un avenir résilient face au changement climatique.
L’IRENA compte 170 pays membres et l’Union européenne. Ensemble, ils décident de l’orientation stratégique et des activités programmatiques de l’Agence, conformément au discours et aux priorités énergétiques mondiales visant à accélérer le déploiement des transitions énergétiques fondées sur les énergies renouvelables dans le monde entier.
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