L’équipe CERES à l’ICCC16 du Heartland Institute : Des voix fortes pour le réalisme climatique

L’équipe du CERES a présenté de nouvelles analyses lors de la conférence Heartland et remettent en question des hypothèses et des modèles clés en climatologie. Leurs interventions ont interrogé le déséquilibre énergétique de la Terre, critiqué les méthodologies du GIEC et souligné la nécessité d’une recherche indépendante et fondée sur des données probantes

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Source : Équipe CERES

Équipe CERES
Date: 16 avril 2026

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La 16e Conférence internationale sur les changements climatiques (ICCC16) de l’Institut Heartland, qui s’est tenue les 8 et 9 avril 2026 à Washington, DC, a réuni d’éminents scientifiques indépendants, des experts en politiques publiques et des penseurs engagés en faveur d’un réalisme climatique fondé sur des preuves.

Dans un contexte de discours dominants de plus en plus dogmatiques, cet événement a mis en lumière d’autres facteurs de la variabilité climatique et critiqué la politisation des sciences. Le Centre de recherche environnementale et des sciences de la Terre (CERES) y a joué un rôle de premier plan, avec ses cofondateurs, les docteurs Willie Soon et Ronan Connolly, présentant trois exposés percutants qui ont remis en question les hypothèses fondamentales du consensus du GIEC.

Leurs interventions ont mis en lumière la mission du CERES : de mener des recherches rigoureuses, guidées par la curiosité, affranchies des contraintes liées aux subventions et aux pressions politiques. De la mise en évidence des incertitudes de mesure du bilan énergétique terrestre à l’analyse critique de la sélection des « faits scientifiques établis » par le GIEC, l’équipe du CERES a offert des perspectives inédites, étayées par des données probantes, dynamisant l’auditoire et réaffirmant l’importance d’un véritable débat scientifique.

Le fantôme des 0,7 W/m² : le Dr Willie Soon dénonce le mythe du déséquilibre énergétique terrestre du GIEC

La présentation du Dr Willie Soon peut être visionnée ici :

Les diapositives peuvent être téléchargées ici :

Dans une critique implacable d’une affirmation fondamentale du GIEC, le Dr Soon a déconstruit le fameux déséquilibre énergétique terrestre (DET) de 0,7 W/m², présenté comme la preuve irréfutable du réchauffement climatique dangereux d’origine humaine. S’appuyant sur la métaphore saisissante de la chasse au chat noir dans l’obscurité totale – pour finalement découvrir qu’il n’y en avait jamais eu – il a démontré comment ce chiffre n’est pas une grandeur physique mesurée, mais une illusion, inventée par James Hansen en 1985 comme modèle pour saboter les politiques climatiques attentistes.

Les données brutes satellitaires CERES de la NASA révèlent un déséquilibre de 6,5 W/m², soit huit fois le signal annoncé. Pourtant, elles ont été discrètement « calibrées » pour correspondre aux modèles climatiques. Les estimations du contenu thermique des océans issues des flotteurs Argo présentent une incertitude de ±1 W/m² (détaillée dans l’article de Cohler et al., 2026), ce qui surpasse largement le signal de 0,7. Les mesures de l’irradiance solaire totale et de l’albédo planétaire fluctuent de plusieurs watts par mètre carré, submergeant là encore l’estimation de l’EEI du GIEC.

La climatologie conventionnelle, conclut Soon, crie « Je l’ai trouvé ! » tout en poursuivant un mirage. L’EEI n’est pas mesurable avec les instruments actuels.

« La science nous appartient » : le Dr Ronan Connolly révèle comment l’ONU a construit le consensus climatique

La première présentation du Dr Ronan Connolly peut être visionnée ici :

Les diapositives peuvent être téléchargées ici :

Avec son humour irlandais caractéristique et sa rigueur d’enquêteur, le Dr Connolly a livré une analyse percutante de l’affirmation de l’ONU en 2022 selon laquelle elle « la science lui appartient ». Il a retracé comment l’ONU (par le biais du PNUE et du GIEC) a façonné le « consensus scientifique » depuis 1990, non pas par le biais d’enquêtes ouvertes, mais par une sélection rigoureuse des données, des ajouts de dernière minute et en ignorant les preuves gênantes.

Connolly a retracé l’évolution du GIEC : le rapport relativement équilibré de 1990 reconnaissant le réchauffement du début du XXe siècle et le refroidissement du milieu du siècle ; l’empreinte « irréfutable » de 1995 du Dr Ben Santer qui s’est rapidement effondrée ; la tristement célèbre courbe en crosse de hockey de 2001 qui a effacé la période chaude médiévale et le Petit Âge glaciaire ; et le recours répété dans les rapports suivants (2007, 2013 et 2021) à des modèles informatiques de détection et d’attribution qui minimisent la variabilité solaire.

Il a mis en lumière la sélection biaisée des composites d’irradiance solaire totale, le rejet des biais liés aux îlots de chaleur urbains (les travaux de CERES montrent que jusqu’à environ 39 % du réchauffement de l’hémisphère nord pourrait être dû à l’urbanisation locale), et la manière dont les articles dissidents évalués par les pairs ont été mis à l’écart ou faussement représentés.

En résumé : le GIEC ne découvre pas la science – il « possède » et orchestre un récit, renforçant ainsi la confiance tandis que de des lacunes dans les données et explications naturelles persistent.

Loin d’être un consensus établi, c’est une histoire soigneusement orchestrée.

Football en montée : Pourquoi la véritable science du climat est si difficile – Dr Ronan Connolly à ICCC16

La deuxième présentation du Dr Ronan Connolly peut être visionnée ici :

La deuxième présentation du Dr Ronan Connolly peut être visionnée ici :

Dans une masterclass inspirante intitulée « Uphill Soccer » (le football en montée), le Dr Connolly a utilisé le cadre du professeur Thomas Kuhn sur l’histoire du progrès scientifique pour opposer la « science normale » (Football en descente : financement facile, approbation des pairs, renforcement du discours sur le CO₂) au labeur acharné du travail remettant en question les paradigmes.

S’inspirant de l’héritage de son père, le Dr Michael Connolly, il a décrit comment les Connolly, militants écologistes, menaient des recherches sur le climat durant leur temps libre, soumettant chaque hypothèse à des tests rigoureux. Leur découverte majeure est née de la réanalyse des données des ballons-sondes météorologiques à l’aide de la loi des gaz parfaits. La représentation graphique de la densité molaire (pression/température) en fonction de la pression a révélé des relations linéaires nettes, avec un changement fondamental à la tropopause.

Grâce à cette découverte, les profils de température atmosphérique peuvent désormais être expliqués presque entièrement par les gaz en vrac (N₂, O₂, Ar, H₂O), ne laissant que peu de place à la domination des gaz à effet de serre supposée dans les modèles climatiques actuels.

L’équipe du CERES a rapidement compris que ces travaux remettent en cause trop de paradigmes pour faire l’objet d’un seul article. Elle a donc choisi de publier cette recherche novatrice par étapes, en ne s’attaquant qu’à deux ou trois paradigmes au maximum par article.

Connolly a dédié son discours à son père et a lancé un appel à une enquête courageuse et fondée sur des preuves.

Dans son discours, il a également souligné le rôle de CERES, cofondé avec Willie Soon en 2018, et comment la recherche scientifique de CERES incarne ce modèle : une science guidée par la curiosité, et non par des subventions, qui a donné lieu à ce jour (13 avril 2026) à 44 articles évalués par des pairs et à 174 co-auteurs représentant différents points de vue.

Remarques finales

Les présentations de l’équipe CERES à ICCC16 ont illustré l’importance des institutions indépendantes. À une époque où le financement, l’édition et les médias privilégient souvent le conformisme à la découverte, Soon et Connolly ont démontré que le véritable progrès découle de la capacité à poser des questions difficiles et à suivre les données – égal où elles nous mènent.

Leurs travaux mettent non seulement en lumière les faiblesses des modèles actuels, mais ouvrent des perspectives inédites pour comprendre les facteurs complexes et multifactoriels qui régissent notre climat. Le CERES reste fidèle à cette approche audacieuse. Nous vous invitons à visionner l’intégralité des conférences, à consulter nos publications et à nous rejoindre sur ce site pour soutenir une science du climat véritablement indépendante.

La quête de la compréhension scientifique n’est jamais facile – mais comme notre équipe l’a démontré à Washington, DC, l’effort en vaut toujours la peine.

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