Dernière minute : aucune accélération de la montée du niveau de la mer n’a été détectée dans le monde
Une nouvelle étude évaluée par des pairs et publiée dans le Journal of Marine Science and Engineering remet en question une affirmation clé de la climatologie : l’accélération de l’élévation du niveau de la mer à l’échelle mondiale. L’analyse de plus de 200 relevés de marégraphes à long terme ne révèle aucune preuve d’une telle accélération, tandis que les modèles du GIEC surestiment systématiquement l’élévation locale du niveau de la mer.
Source de l’image: A Global Perspective on Local Sea Level Changes, Journal of Marine Science and
Engineering, under CC BY 4.0. Image: Rijkswaterstaat image library.
Fondation Clintel
Date : 30 août 2025
Une analyse de plus de 200 stations de marées à travers le monde montre qu’il n’existe aucune preuve d’une accélération globale de l’élévation du niveau de la mer. C’est la conclusion surprenante de l’article « A Global Perspective on Local Sea Level Changes », publié cette semaine dans le « Journal of Marine Science and Engineering. » Il s’agit d’une étude unique menée par deux chercheurs néerlandais, Hessel Voortman et Rob de Vos.
L’article montre également que les modèles du GIEC surestiment considérablement l’élévation locale du niveau de la mer en 2020. Cette nouvelle publication fait suite à un article antérieur de 2023 dans lequel le premier auteur Hessel Voortman a démontré que l’élévation du niveau de la mer le long de la côte néerlandaise ne s’accélérait pas.
Ces deux paragraphes constituent l’introduction d’un communiqué de presse diffusé le 29 août par l’ingénieur Hessel Voortman. Ce dernier a présenté ses recherches sur le niveau de la mer lors de la conférence Clintel l’année dernière. Avec Rob de Vos (blogueur sur klimaatgek.nl), il vient de publier un article scientifique démontrant que le niveau de la mer n’augmente pas à un rythme accéléré à l’échelle mondiale. Ce résultat est spectaculaire, car les climatologues ont crié au loup à propos de l’accélération de l’élévation du niveau de la mer ces dernières années. Nous verrons si cet article bénéficiera d’une couverture médiatique aussi importante que les travaux de modélisation de l’Université d’Utrecht réalisés plus tôt cette semaine, qui ont servi à affirmer la stagnation de la circulation méridionale de retournement de l’Atlantique (AMOC).
Vous trouverez ci-dessous l’article que Rob de Vos a écrit sur l’article qu’il a publié avec Voortman.
Le climat est un sujet sensible. Depuis que le GIEC s’est approprié le sujet du « changement climatique », ce qui n’était autrefois qu’une hypothèse semble désormais un « fait » inébranlable : le climat change, le CO2 en est responsable, et l’humanité est à blâmer. L’idée que tout cela est un peu plus compliqué et que le consensus scientifique (pour autant qu’il existe) est dénué de sens gagne peu à peu du terrain. C’est difficile, car les forces qui s’y opposent (recherche scientifique partiale, pression politique, reportages incessants et partiaux, etc.) sont fortes.
L’un des « joyaux de la couronne » de ce que j’appelle le récit du GIEC est l’élévation du niveau de la mer. Or, l’élévation du niveau de la mer n’a rien d’inhabituel. Depuis la fin de la dernière période glaciaire (il y a environ 15 000 ans), le niveau de la mer a augmenté d’environ 120 mètres. Il n’y a pas si longtemps, « qu’on » pouvait atteindre l’Angleterre à pied (en traversant ce qui est aujourd’hui le fond de la mer du Nord). Un manteau épais était souhaitable, car à la fin de la dernière période glaciaire, la glaciation Weichsélienne, notre région connaissait un climat de toundra.
Fig. 2 Source: Wikipedia
La hausse des températures survenue il y a environ 15 000 ans a provoqué une élévation du niveau des eaux océaniques, d’abord rapide puis plus lente, comme le montre la figure 2. Le graphique est basé sur les données de trois publications de Fleming et al. 1998 et Milne et al. 2005. Les principales causes de cette élévation du niveau de la mer ont été la fonte de deux calottes glaciaires en Scandinavie et en Amérique du Nord et l’expansion des eaux océaniques résultant du réchauffement.
À l’ère moderne, le niveau de la mer continue d’augmenter, à un rythme moyen de 1,7 ± 0,4 mm/an entre 1901 et 2022 ( Deltares ). Ces dernières années, des rapports ont fait état d’une accélération de l’élévation du niveau de la mer due à l’intensification de l’effet de serre. Dans son dernier rapport de 2021, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a déclaré que le niveau de la mer s’élevait à un rythme croissant depuis 1900, autrement dit qu’il y avait une accélération mondiale de l’élévation du niveau de la mer.
Fig. 3 Source: KNMI
Sur cette base, des modèles du niveau de la mer ont été développés qui prédisaient des niveaux de la mer assez extrêmes pour 2100. La figure 3 montre les prévisions du KNMI pour le niveau de la mer sur la côte néerlandaise jusqu’en 2100. Selon le KNMI, celui-ci pourrait augmenter de plus de 120 cm d’ici 2100 (par rapport à la moyenne de 1995-2014). Dans un article de 2024, j’ai calculé pour les cinq stations côtières néerlandaises que l’élévation relative du niveau de la mer de 1900 à 2022 était de 1,92 mm/an. Si vous soustrayez de cela l’affaissement moyen des terres le long de la côte, vous obtenez une élévation absolue du niveau de la mer sur la côte néerlandaise de 1,45 mm/an.
La figure 3 suggère qu’une accélération est déjà présente à la fin de la série mesurée (en bleu). Hessel Voortman a démontré dans une publication antérieure de 2023 que cette hypothèse était erronée. Cependant, ce qui s’applique aux stations marégraphiques néerlandaises ne s’applique pas nécessairement aux autres stations du monde. C’est pourquoi Hessel Voortman et moi-même avons décidé de lancer une nouvelle étude sur les stations marégraphiques du monde entier. Cette étude a donné lieu à un article publié cette semaine :
Fig. 4 Source: MDPI
L’étude a utilisé les données sur le niveau de la mer du PSMSL, parmi d’autres sources. Sur plus de 1 500 stations, 204 répondaient aux critères voulus. Ces critères éxigaient : une série chronologique d’au moins 60 ans, avec au moins 80 % des données complètes et continues jusqu’en 2015.
Fig. 5 Source: Voortman et al 2025
La figure 5 montre l’importance de cette durée minimale de 60 ans. La ligne rouge continue représente la fluctuation résultant du cycle nodal de 18,61 ans. Si l’on mesure une tendance d’un creux à un pic, on observe toujours une tendance plus élevée. Cependant, d’autres fluctuations à long terme du niveau de la mer influencent également cette tendance, comme je l’ ai récemment démontré dans un article :
Fig. 6 Données : PSMSL
Fig. 7 Source: Klimaatgek
Les points bleus représentent la tendance mobile sur 19 ans, c’est-à-dire la tendance de 1900 à 1918, de 1901 à 1919, etc., jusqu’à 2005 à 2023. Le graphique montre clairement que l’utilisation de séries à long terme de marées est absolument essentielle.
Sur les plus de 1 500 stations de marée de la base de données PSMSL, 204 stations ont été retenues en raison des critères utilisés. Pour ces séries chronologiques, nous avons utilisé un test statistique afin de déterminer si une ligne quadratique (avec accélération) décrit mieux les mesures qu’une ligne droite (sans accélération). Pour la grande majorité des stations (195 précisément), la différence entre les lignes quadratiques et linéaires n’était pas significative. Pour 195 stations, une accélération n’est pas démontrable statistiquement.
Fig. 8 Source: Voortman et al 2025
Vingt-quatre stations ont montré une tendance anormale, dont neuf stations qui ont montré une accélération et les 15 autres une pente remarquablement raide sans accélération. Dans cette dernière catégorie, l’ajustement isostatique glaciaire (AIG) et une remontée locale à court terme en étaient les principales causes. L’AIG (ajustement isostatique glaciaire) est le processus à long terme par lequel la croûte et le manteau terrestres recherchent un nouvel équilibre en réponse à la réduction de la masse des calottes glaciaires, fondues lors de la dernière période glaciaire. Cette recherche d’un nouvel équilibre entraîne une remontée de la surface terrestre, ce qui influence les mesures locales des marées.
Fig. 9 Source: Voortman et al 2025
Cependant, neuf stations ont montré une accélération de l’élévation du niveau de la mer. Ces stations sont principalement situées à proximité de stations qui ne montrent aucune accélération de l’élévation du niveau de la mer, ce qui rend peu probable qu’un phénomène global tel que le réchauffement climatique causé par le CO2 en soit la cause sous-jacente. Nous avons étudié chacune de ces neuf stations et découvert que des facteurs locaux récents, tels que les tremblements de terre (Japon), l’affaissement dû à l’extraction des eaux souterraines ou la construction massive (comme à Bangkok ou Mumbai), jouent presque toujours un rôle dans l’accélération. La figure 9 montre le changement extrême du niveau de la mer à la station japonaise d’Ayukawa, causé par le grave séisme sous-marin de Tohoku en 2011. Après le tsunami dévastateur qui a suivi, le niveau de la mer à la station japonaise était 80 cm plus élevé qu’avant. Depuis 2011, le niveau de la mer à Ayukawa baisse au lieu d’augmenter (comme c’était le cas jusqu’en 2011).
Dans son dernier rapport de 2021, le GIEC a publié des projections du niveau futur de la mer pour de nombreuses régions du monde. Il s’agit d’un ajout louable aux rapports précédents, qui se limitaient à des déclarations mondiales sur le niveau de la mer. Après tout, les informations locales sont cruciales à des fins pratiques (protection contre les crues).
Fig. 10 Source: Voortman et al 2025
Nous avons comparé l’élévation du niveau de la mer simulée dans les modèles climatiques utilisés par le GIEC pour l’année 2020 avec l’élévation du niveau de la mer mesurée. Il s’est avéré que les valeurs du niveau de la mer simulées par le GIEC sont systématiquement trop élevées, en moyenne environ 2 mm/an supérieures aux valeurs mesurées, avec de grandes différences régionales (figure 10).
Conclusions : notre analyse de plus de 200 stations marégraphiques à travers le monde montre qu’il n’y a pas d’accélération globale de l’élévation du niveau de la mer. La recherche montre également que les modèles du GIEC surestiment l’élévation locale du niveau de la mer en 2020.
Traduit par Eric Vieira
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