Les mesures de température du Met Office sont peu fiables et systématiquement biaisées
L’article de Chris Morrison ci-dessous démontre clairement le sérieux manque de fiabilité des mesures de température au Royaume-Uni. S’appuyant sur des recherches approfondies, le Dr Eric Huxter montre qu’une grande partie des pics de température enregistrés ne résulte pas de variations naturelles, mais d’influences artificielles dues à des stations de mesure mal situées. Ceci soulève des questions fondamentales quant à la qualité des données sous-jacentes utilisées pour les rapports sur le climat et les décisions politiques.
Des preuves statistiques convaincantes ont émergé au cours de l’année écoulée, démontrant que le Met Office britannique gonfle les relevés de températures maximales afin de créer une alarme climatique favorable à la neutralité carbone. Ces 30 dernières années, le Met Office a produit la grande majorité de ses données à partir de sites d’observation peu fiables perturbés par de la chaleur non-naturelle excessive, grâce à des appareils électroniques de haute précision récemment installés, capables d’enregistrer des pics de température d’une minute. Le chercheur indépendant Eric Huxter a consacré une année à l’étude de ces hausses soudaines et anormales qui alimentent de nombreux « records » quotidiens, et a comparé les moyennes de ces pics avec celles d’une station de contrôle CIMO de classe 1, parfaitement entretenue. Il conclut que cela « pourrait bien expliquer l’accélération du rythme de variation des températures et l’augmentation marquée de l’ampleur des nouveaux records de températures maximales quotidiennes depuis 1990 ».
Au cours de son projet d’un an, le Dr Huxter a examiné 340 relevés de températures maximales quotidiennes enregistrés dans 96 stations du Met Office et a constaté que ces sites présentaient des pics de chaleur de courte durée, d’environ 1,1 °C en moyenne. La plupart de ces pics se produisaient aux alentours des « records » quotidiens dans des sites classés CIMO 3, 4 et 5, considérés comme peu fiables. Ces sites présentent des « incertitudes » ou erreurs possibles, reconnues internationalement, de respectivement 1 °C, 2 °C et 5 °C. Cependant, les pics de température pouvant survenir naturellement, Huxter a consulté une année complète de relevés de température à la minute près d’un site de classe 1, un site préservé situé en pleine campagne à Rothamsted. À partir de ces données acquises – un total de 525 541 – il a pu établir un contrôle de probabilité de référence.
Différence hautement significative
Voici le point crucial : en comparant le site témoin de Rothamsted aux 360 pics de chaleur relevés sur les sites majoritairement peu fiables, un test statistique χ² (chi carré) a révélé une différence hautement significative (p < 0,0001). Cela signifie que s’il n’y avait réellement aucune différence entre les sites, la probabilité d’observer un tel écart dans les pics de chaleur serait inférieure à 1 sur 10 000, voire bien plus faible (par exemple, 1 sur 100 000).
S’appuyant sur des données manifestement erronées, le professeur Stephen Belcher, scientifique en chef du Met Office, appelle à la neutralité carbone pour « stabiliser le climat », affirmant qu’entre 2014 et 2023, le nombre de jours enregistrant 28 °C au Royaume-Uni a plus que doublé, tandis que ceux dépassant les 30 °C a triplé par rapport à la période 1961-1990. Justin Rowlatt, chroniqueur climatique à la BBC, contribue à l’optimisme ambiant en relayant une affirmation du Met Office selon laquelle le nombre de « jours agréables », définis comme des journées à 20 °C et plus, aurait augmenté de 40 %. « Ces changements peuvent paraître positifs, mais le dérèglement climatique au Royaume-Uni représente un bouleversement dangereux pour nos écosystèmes et nos infrastructures », conclut-il.
Indicateur clé
La température maximale quotidienne, tout comme la température minimale, sont des élément clés du calcul des températures moyennes et explique les affirmations fréquentes du Met Office concernant les journées « les plus chaudes jamais enregistrées ». Si les capteurs automatiques, beaucoup plus rapides que les anciens thermomètres à liquide, enregistrent des pics de température brefs et exagérés plutôt que les températures ambiantes réelles, ces valeurs aberrantes finiront par fausser toutes les moyennes journalières, mensuelles, annuelles et décennales. À terme, certaines de ces données se retrouveront dans les bases de données mondiales et contribueront à exagérer le rythme du réchauffement climatique cyclique récent.
Les pics de chaleur extrêmes ne sont pas rares. Le 1er mai de l’année dernière, le Met Office affirmait que sa station de Kew Gardens avait enregistré une température de 29,3 °C à 14 h 59. Relayée par la BBC, cette température était présentée comme la plus élevée jamais enregistrée pour cette date au Royaume-Uni. Or, elle était supérieure de 2,6 °C à celle enregistrée à 14 h et de 0,76 °C à celle relevée une minute plus tard. Ces variations de température, minute par minute, n’auraient pas été détectées par le passé. C’est pourquoi l’Organisation météorologique mondiale (OMM) recommande de calculer la moyenne des mesures électroniques sur cinq minutes afin de standardiser les données et de minimiser les fluctuations à court terme. Curieusement, malgré son rôle majeur dans les délibérations de l’OMM, le Met Office semble refuser de suivre cette recommandation scientifique pourtant judicieuse.
Analyse des données minute par minute
Sur le site de contrôle de Rothamsted, la grande majorité des 500 000 relevés présentent des variations d’une minute à l’autre, avec des différences individuelles comprises entre -0,15 et 0,25 °C. La plupart des variations individuelles par rapport à l’heure précédente se situent entre -0,35 et 0,45 °C. Comme le montre le graphique ci-dessous, la majorité des relevés dans cette plage présentent une divergence nettement inférieure aux enregistrements
Des preuves statistiques convaincantes ont émergé au cours de l’année écoulée, démontrant que le Met Office britannique gonfle les relevés de températures maximales afin de créer une alarme climatique favorable à la neutralité carbone. Ces 30 dernières années, le Met Office a produit la grande majorité de ses données à partir de sites d’observation peu fiables perturbés par de la chaleur non-naturelle excessive, grâce à des appareils électroniques de haute précision récemment installés, capables d’enregistrer des pics de température d’une minute. Le chercheur indépendant Eric Huxter a consacré une année à l’étude de ces hausses soudaines et anormales qui alimentent de nombreux « records » quotidiens, et a comparé les moyennes de ces pics avec celles d’une station de contrôle CIMO de classe 1, parfaitement entretenue. Il conclut que cela « pourrait bien expliquer l’accélération du rythme de variation des températures et l’augmentation marquée de l’ampleur des nouveaux records de températures maximales quotidiennes depuis 1990 ».
Au cours de son projet d’un an, le Dr Huxter a examiné 340 relevés de températures maximales quotidiennes enregistrés dans 96 stations du Met Office et a constaté que ces sites présentaient des pics de chaleur de courte durée, d’environ 1,1 °C en moyenne. La plupart de ces pics se produisaient aux alentours des « records » quotidiens dans des sites classés CIMO 3, 4 et 5, considérés comme peu fiables. Ces sites présentent des « incertitudes » ou erreurs possibles, reconnues internationalement, de respectivement 1 °C, 2 °C et 5 °C. Cependant, les pics de température pouvant survenir naturellement, Huxter a consulté une année complète de relevés de température à la minute près d’un site de classe 1, un site préservé situé en pleine campagne à Rothamsted. À partir de ces données acquises – un total de 525 541 – il a pu établir un contrôle de probabilité de référence.
Différence hautement significative
Voici le point crucial : en comparant le site témoin de Rothamsted aux 360 pics de chaleur relevés sur les sites majoritairement peu fiables, un test statistique χ² (chi carré) a révélé une différence hautement significative (p < 0,0001). Cela signifie que s’il n’y avait réellement aucune différence entre les sites, la probabilité d’observer un tel écart dans les pics de chaleur serait inférieure à 1 sur 10 000, voire bien plus faible (par exemple, 1 sur 100 000).
S’appuyant sur des données manifestement erronées, le professeur Stephen Belcher, scientifique en chef du Met Office, appelle à la neutralité carbone pour « stabiliser le climat », affirmant qu’entre 2014 et 2023, le nombre de jours enregistrant 28 °C au Royaume-Uni a plus que doublé, tandis que ceux dépassant les 30 °C a triplé par rapport à la période 1961-1990. Justin Rowlatt, chroniqueur climatique à la BBC, contribue à l’optimisme ambiant en relayant une affirmation du Met Office selon laquelle le nombre de « jours agréables », définis comme des journées à 20 °C et plus, aurait augmenté de 40 %. « Ces changements peuvent paraître positifs, mais le dérèglement climatique au Royaume-Uni représente un bouleversement dangereux pour nos écosystèmes et nos infrastructures », conclut-il.
Indicateur clé
La température maximale quotidienne, tout comme la température minimale, sont des élément clés du calcul des températures moyennes et explique les affirmations fréquentes du Met Office concernant les journées « les plus chaudes jamais enregistrées ». Si les capteurs automatiques, beaucoup plus rapides que les anciens thermomètres à liquide, enregistrent des pics de température brefs et exagérés plutôt que les températures ambiantes réelles, ces valeurs aberrantes finiront par fausser toutes les moyennes journalières, mensuelles, annuelles et décennales. À terme, certaines de ces données se retrouveront dans les bases de données mondiales et contribueront à exagérer le rythme du réchauffement climatique cyclique récent.
Les pics de chaleur extrêmes ne sont pas rares. Le 1er mai de l’année dernière, le Met Office affirmait que sa station de Kew Gardens avait enregistré une température de 29,3 °C à 14 h 59. Relayée par la BBC, cette température était présentée comme la plus élevée jamais enregistrée pour cette date au Royaume-Uni. Or, elle était supérieure de 2,6 °C à celle enregistrée à 14 h et de 0,76 °C à celle relevée une minute plus tard. Ces variations de température, minute par minute, n’auraient pas été détectées par le passé. C’est pourquoi l’Organisation météorologique mondiale (OMM) recommande de calculer la moyenne des mesures électroniques sur cinq minutes afin de standardiser les données et de minimiser les fluctuations à court terme. Curieusement, malgré son rôle majeur dans les délibérations de l’OMM, le Met Office semble refuser de suivre cette recommandation scientifique pourtant judicieuse.
Analyse des données minute par minute
Sur le site de contrôle de Rothamsted, la grande majorité des 500 000 relevés présentent des variations d’une minute à l’autre, avec des différences individuelles comprises entre -0,15 et 0,25 °C. La plupart des variations individuelles par rapport à l’heure précédente se situent entre -0,35 et 0,45 °C. Comme le montre le graphique ci-dessous, la majorité des relevés dans cette plage présentent une divergence nettement inférieure aux enregistrements pris toutes les heures.
Réseau contaminé
Il n’est guère surprenant que les pics de chaleur entâchent le programme de relevés de température du Met Office sur la quasi-totalité de son réseau national. Une récente demande d’accès à l’information formulée par le Daily Sceptic a révélé que les stations de classes 4 et 5 ont considérablement augmenté au cours des 18 derniers mois, représentant désormais un pourcentage alarmant de 80,6 % de l’ensemble du réseau, qui compte près de 400 stations. Les stations de classe 1, comme Rothamsted, dont les données sont exemptes d’incertitudes, ne représentent que 4,9 % du total, et leur nombre a même diminué, passant de 24 à 19 au cours des 18 derniers mois.
Mais le pire, c’est que le Met Office ne semble pas se rendre compte de l’ampleur du problème : avec des sites classés comme de qualité supérieure pollués par des sources de chaleur artificielles, qu’il s’agisse d’avions à réaction, de routes principales, de centrales solaires, de sous-stations électriques ou de grands immeubles aux façades de verre. Peu d’efforts semblent avoir été déployés pour améliorer la situation. Au cours des 18 derniers mois, 20 nouveaux sites ont été ouverts, dont un pourcentage stupéfiant de 67,7 % classés comme sites à risque (classes 4 et 5). Certains de demanderont : comment un organisme scientifique réputé peut-il agir ainsi ? Les adeptes des théories du complot ne manqueront sans doute pas d’hypothèses troublantes.
Atteinte portée à l’intégrité scientifique
L’importance du travail de Huxter, qui apporte clarté et réalisme aux affirmations du Met Office concernant les températures, ne doit pas être sous-estimée. Son travail démontre sans équivoque que le Met Office britannique ne dispose pas d’un réseau national de mesure de la température capable de déterminer les températures maximales et moyennes quotidiennes, mensuelles ou annuelles à un centième de degré Celsius près. Il ne devrait pas non plus utiliser ces données pour la modélisation informatique de la température qu’il effectue sur des sites inexistants, en se basant sur des « stations voisines bien corrélées ». Une grande partie de ses mesures de température est faussée par des chiffres qui donnent une fausse indication de la température ambiante réelle. Le Met Office a laissé son réseau se dégrader au fil des ans sous l’effet de la chaleur urbaine et n’a pas tenu compte des évolutions des appareils de mesure. Les militants au sein de l’organisation devraient cesser d’instrumentaliser ces données douteuses à des fins politiques liées à la neutralité carbone, sous peine de voir la réputation du Met Office, bâtie au fil des décennies depuis l’époque victorienne, gravement ternie.
L’article original, intitulé « Un chercheur prouve que le Met Office gonfle les records de température maximale au Royaume-Uni », de Chris Morrison, a été publié le 29 mars sur dailysceptic.org. Notre équipe éditoriale a modifié le titre et ajouté des sous-titres.

Chris Morrison
Chris Morrison est un ancien journaliste financier et éditeur. Il est rédacteur en chef de la rubrique Environnement du Daily Sceptic, où cet article a été publié le 25 mars 2026. Suivez Chris sur X.
Traduction : Eric Vieira
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