Les nations insulaires disparaissent-elles à cause du changement climatique ?
Les gains en surface de Tuvalu et de Kiribati détruisent le mythe d’une submersion.
Un article récent du Guardian intitulé « Un « visa humanitaire » doit être créé pour les insulaires du Pacifique déplacés par la crise climatique, disent les experts » poursuit le récit alarmiste habituel : la montée du niveau de la mer engloutit des nations insulaires de faible altitude comme Tuvalu et Kiribati, forçant des migrations massives et nécessitant de nouveaux visas humanitaires pour que les « réfugiés climatiques » puissent se réinstaller dans les pays occidentaux.
L’article plaide en faveur d’un financement international, des milliards provenant des pays développés, pour soutenir cet exode, le présentant comme un impératif moral face à la submersion inévitable due au changement climatique causé par l’homme.
Mais appelons les choses telles qu’elles sont : une nouvelle tentative de détourner l’argent de l’Occident sous couvert d’une crise inexistante. Ces appels à des visas et à des flux financiers ne reposent pas sur des données observables ; ils s’appuient sur des projections exagérées qui ignorent la résilience des atolls. Si les îles disparaissaient réellement, on observerait une perte de superficie et une érosion accélérée. Or, la science montre le contraire : beaucoup sont en croissance ou stables. Il ne s’agit pas de sauver des vies ; il s’agit d’exploiter la peur pour extraire des ressources, perpétuant un cycle de dépendance pendant que militants et décideurs politiques se félicitent.
J’ai insisté sur ce point dans de nombreux articles sur Irrational Fear, décortiquant la peur sur le niveau de la mer sous tous les angles. Pour commencer, dans « Adjusting Reality », j’ai exposé comment les données satellitaires sur le niveau de la mer montrent des « ajustements » suspects à la hausse qui coïncident avec les lancements de nouvelles missions – comme TOPEX/Poséidon et Jason-1 –, accélérant les taux d’élévation signalés sans corrections à la baisse. Comme je l’ai noté, « chaque augmentation notable du taux d’élévation du niveau de la mer coïncide avec la transition d’un satellite à l’autre. Chaque nouveau satellite “corrige” les données à la hausse… jamais à la baisse. » Voici un chiffre clé de cet article, illustrant ces points d’inflexion…
Depuis 1992, les altimètres radar des séries TOPEX et Jason effectuent
des mesures pour surveiller le niveau moyen mondial de la mer.
Source : https://www.climate.gov/maps-data/dataset/global-mean-sea-level-graph
Les marégraphes, nos indicateurs locaux les plus fiables, contredisent cette affirmation. Dans « L’histoire du niveau de la mer qu’on ne vous raconte pas », j’ai mis en avant une étude évaluée par des pairs ne constatant aucune accélération significative sur 95 % des sites : « Les auteurs constatent qu’environ 95 % des relevés de marégraphes fiables ne montrent aucune accélération statistiquement significative du taux d’élévation du niveau de la mer. » Des dynamiques locales comme l’affaissement du sol expliquent le reste, et non le réchauffement climatique. Pourquoi ces gros titres alarmants ? Parce que l’accélération n’est « fermement établie » que dans des graphiques satellites manipulés, et non dans la réalité.
Il y a ensuite l’absurdité de l’utilisation du « niveau moyen mondial de la mer » comme indicateur. Dans « L’absurdité des indicateurs de température moyenne mondiale et de niveau moyen de la mer », j’ai soutenu qu’il s’agissait d’une abstraction erronée : « Le niveau moyen de la mer (NMM) est présenté comme un indicateur essentiel du changement climatique, reflétant les effets combinés de [divers facteurs], mais sa portée scientifique est limitée. » Le niveau de la mer n’est pas uniforme ; il est influencé par la gravité, les courants et les mouvements des terres, et pourtant on calcule un niveau moyen pour alimenter la panique.
Les prévisions du GIEC sont tout aussi suspectes. Dans « Comment une simple erreur mathématique a fait dérailler les prévisions apocalyptiques du niveau de la mer », j’ai évoqué la découverte par un glaciologue d’une faille de modélisation surestimant la fonte des glaces : « La nouvelle valeur, lorsqu’elle est utilisée dans la loi d’écoulement, tendra à prédire des augmentations de la vitesse d’écoulement bien plus faibles en réponse aux contraintes accrues causées par le rétrécissement de la calotte glaciaire à mesure que le climat se réchauffe. » Et l’histoire dément le lien avec le CO2.
Dans « Le niveau de la mer était significativement plus élevé au milieu et à la fin de l’Holocène aux niveaux de CO2 préindustriels », j’ai montré que les mers étaient 1 à 2 mètres plus hautes pendant les périodes plus chaudes : « De nombreux rapports indiquent que le niveau de la mer était significativement plus élevé qu’aujourd’hui du milieu à la fin de l’Holocène, et à des niveaux de CO2 préindustriels. » Voici un graphique tiré de cet article, comparant les niveaux de la mer de l’Holocène en Australie…
Comparaison entre Bulli Beach (ruisseau Slacky ; cette étude est en rouge et bleu) et la courbe du niveau
de la mer de l’Holocène, précédemment publiée, pour la Nouvelle-Galles du Sud, en gris,
montrant un niveau de la mer plus élevé, correspondant aux niveaux préindustriels de CO₂.
Source : https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0218430
Ces articles démontent collectivement le récit. L’élévation du niveau de la mer est réelle, mais lente, locale et ne connaît pas d’accélération spectaculaire. Les îles ne sont pas condamnées à disparaître : elles sont dynamiques. Alors, pourquoi insister sur les visas ? C’est un cheval de Troie pour obtenir des financements, ignorant qu’une aide véritable se fera grâce à des solutions locales, et non par des relocalisations massives.
Voici un mème approprié…
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Traduit par Eric Vieira
Dr Matthew Wielicki
Professeur de sciences de la Terre en exil, réaliste climatique et culturel, orphelin politique, pluraliste, mari, père, ami, optimiste, partisan de la peur irrationnelle. Le Dr Matthew Wielicki apparaît également dans le documentaire Climate : The Movie diffusé sur la chaîne YouTube de Clintel.
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