Michelle Stirling : L’histoire de deux Vaclav : Carney du « cartel climatique » contre l’accord commercial Trump
Dans cette article, Michelle Stirling explore la tension entre politique climatique et liberté, à travers les positions contrastées de Carney, de Trump et les idées de Václav Havel et de Václav Klaus.

Mark Carney et Donald Trump – Illustration par Western Standard
Michelle Stirling
Date: 27 janvier 2026
Alors que Mark Carney prône la conformité à Davos, les dissidents redécouvrent le courage de Havel et rejettent l’emprise du cartel climatique sur la liberté.
Carney, Davos, et le paradoxe de Václav Havel
L’ancien gouverneur de banque et coordinateur du financement climatique de l’ONU, Mark Carney, aujourd’hui Premier ministre du Canada, a été chaleureusement applaudi lors de son discours à Davos cette année. Le Forum économique mondial (FEM) a publié l’intégralité de ce discours sur son site web. M. Carney y faisait référence à un essai du dissident tchèque Václav Havel intitulé « Le pouvoir des sans-pouvoir ».
Havel a expliqué comment le système communiste avait perduré grâce à la soumission générale, citant l’exemple d’un marchand de fruits et légumes qui affichait chaque jour en vitrine une pancarte à slogan communiste : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Havel a souligné que personne ne croyait à cette idéologie ni à ces slogans, mais que les gens s’y conformaient par habitude, pour éviter le harcèlement, l’ostracisme ou la disparition. Ce pouvoir a décliné lorsque des individus ont refusé de se soumettre et ont commencé à retirer les pancartes de leurs vitrines. La référence de Carney visait clairement à inciter les autres dirigeants mondiaux à ne pas cautionner la politique commerciale de l’administration Trump.
Il est étrange et consternant que Carney ait choisi d’invoquer l’œuvre de Havel, consacrée à la lutte contre la tyrannie qui a brisé la vie et l’esprit de tant de personnes en Tchécoslovaquie, sous le régime soviétique. Parallèlement, le soi-disant « cartel climatique » s’emploie à étouffer la vie des citoyens ordinaires partout dans le monde avec des politiques de neutralité carbone irréalisables, des restrictions des libertés au titre des mesures de guerre et l’imposition d’un quota carbone individuel.
Politique climatique et conformité sociale
Depuis près de 30 ans, depuis la première Conférence des Parties sur le climat, les personnes rationnelles ayant des opinions divergentes sur les politiques climatiques ou énergétiques vivent dans la crainte d’être qualifiées de « climatosceptiques » et ostracisées socialement, dans la crainte d’être annulées ou licenciées si elles osent remettre en question « le consensus » ou « la science ».
En réalité, c’est le président Trump, dans l’esprit du marchand de légumes de Havel, qui a fait tomber le symbole du communisme climatique de la fenêtre du monde en retirant les États-Unis de l’Accord de Paris dès son investiture l’année dernière. Comme l’écrivait Havel à propos du pouvoir de faire tomber le symbole du communisme, les soi-disant « cartels climatiques » liés à l’Accord de Paris et mis au jour par une enquête de plusieurs années menée par la commission judiciaire républicaine de la Chambre des représentants sont en train de s’effondrer. Il semble que le Premier ministre Carney tente encore de les maintenir à flot.
Président de Clintel et ancien président tchèque Vaclav Klaus
Un autre Václav : Klaus et la dissidence intellectuelle
La veille du discours de Carney à Davos, j’ai regardé la retransmission en direct d’un autre Václav : Václav Klaus, lui aussi ancien président de la République tchèque. Klaus est aujourd’hui le nouveau président de CLINTEL, le réseau de renseignements climatiques basé aux Pays-Bas.
Fondé en 2019, CLINTEL a rédigé la Déclaration mondiale sur le climat (DMC), affirmant qu’il n’y a pas d’urgence climatique. La DMC compte aujourd’hui plus de 2 000 signataires, parmi lesquels des scientifiques et des chercheurs du monde entier. Klaus s’exprimait lors du « Forum mondial de la prospérité » de l’Institut Heartland à Zurich, un nouveau projet visant à contrer le discours mondialiste du Forum économique mondial de Davos, en s’inspirant des principes du libre marché.
À l’instar de Václav Havel, Václav Klaus, économiste, est également renommé pour un ouvrage modeste mais brillant, écrit en 2007, intitulé « La planète bleue aux chaînes vertes : qu’est-ce qui est en danger ? Le climat ou la liberté ? ». Il a été traduit en 13 langues et a fait l’objet de plusieurs éditions.
En 2011, le Dr Tim Ball, climatologue canadien, écrivait sur Amazon : « Vaclav Klaus est le seul dirigeant, de l’Est comme de l’Ouest, à avoir des opinions éclairées et apolitiques sur l’instrumentalisation de l’écologie à des fins politiques. Comme il l’a déclaré lors d’un discours à New York auquel j’ai assisté : “Nous avons connu 70 ans de communisme, pourquoi vouloir y retourner ?” Une analyse brève, argumentée et concise du loup politique déguisé en écologiste. »
Quand l’idéologie climatique se heurte à la liberté individuelle
Klaus explique sur son blog : « Lors d’une autre séance de dédicaces de mon livre, en Pologne il y a presque un an, un participant à l’Université de Varsovie a exprimé son accord de principe avec mon point de vue sur les aspects scientifiques et économiques de la question, mais m’a demandé où je voyais la menace qui pesait sur la liberté, car lui ne la percevait pas. J’ai tenté de lui expliquer que l’écologisme, et en particulier sa version la plus extrême, le climatoalarmisme, réclame une intrusion et un contrôle de l’État dans nos vies d’une ampleur quasi inédite. Nous sommes contraints d’accepter des règles qui dictent notre façon de vivre, nos actions, nos comportements, notre alimentation, nos déplacements, etc. Certains d’entre nous, et certains d’entre vous, avons connu des situations similaires sous le régime communiste, et je crois que nous avons l’obligation de tout faire pour éviter un sort semblable à l’avenir. »
Un appel à l’indépendance intellectuelle
Il n’y a plus besoin de se soumettre aux diktats climatiques. Le président Trump nous a libérés du communisme écologique. Foncez vers la liberté !
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