Intellectuel mais idiot : Ed Miliband et la crise énergétique britannique

« Il y a des idées tellement absurdes que seul un intellectuel pourrait y croire », disait George Orwell. C’est apparemment le cas d’Ed Miliband, qui persiste et signe dans sa volonté de défendre des politiques climatiques fondées sur des principes désormais discrédités.

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Ed Miliband and Britain’s Energy Crisis

Ed Miliband en tant qu’IYI (Intellectual Yet Idiot). Image créée avec ChatGPT

Tilak Doshi
Date: 19 mai 2026

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Le comité international chargé des scénarios climatiques officiels du GIEC a discrètement lâché une bombe le mois dernier : le tristement célèbre scénario RCP8.5, dit « scénario comme d’habitude » – celui des émissions extrêmes qui a servi de prétexte à quasiment toutes les alertes climatiques, à toutes les demandes urgentes de neutralité carbone et à toutes les justifications de la politique énergétique désastreuse du Royaume-Uni ces quinze dernières années – a été officiellement déclaré « invraisemblable » et éliminé de la prochaine génération de modèles qui alimenteront le septième rapport d’évaluation du GIEC. Le discours d’António Guterres, secrétaire général de l’ONU, sur « l’ère de l’ébullition planétaire » en 2023 paraît désormais encore plus absurde qu’il ne l’était à l’époque.

Roger Pielke Jr., dont les travaux ont été largement cités par le GIEC au sein de ses trois groupes de travail, a analysé cet aveu stupéfiant du panel dans son ouvrage « The Honest Broker » sur Substack le 29 avril. Les scénarios à fortes émissions (RCP8.5, SSP5-8.5 et SSP3-7.0) qui ont dominé les publications scientifiques, les rapports gouvernementaux et les gros titres sont désormais reconnus comme décrivant des avenirs qui ne se produiront pas.

Alors même que le GIEC a finalement abandonné le modèle apocalyptique absurde qu’il promouvait comme « référence », le secrétaire d’État britannique à l’Énergie, Ed Miliband, ses collègues zélés du zéro émission nette à Whitehall et ses alliés mondialistes au pouvoir dans l’UE, au Canada et ailleurs persistent dans leur démarche. Pire encore, « Mad Ed » (Ed le Fou) et sa clique persiste en enforçant les politiques mêmes qui reposent sur ce fondement désormais discrédité. Voilà ce qu’est une gouvernance d’intellectuels incompétents.

La classe IYI et les qualifications de Miliband

Dans un essai de 2016, Nassim Nicholas Taleb a forgé l’expression « Intellectuel Yet Idiot » (intellectuel mais idiot) pour décrire la classe diplômée — de décideurs politiques, d’universitaires, de journalistes et les membres de groupes de réflexion — qui impose de grands récits à la société sans en supporter les coûts.

Ce que nous observons dans le monde entier, de l’Inde au Royaume-Uni en passant par les États-Unis, c’est la rébellion contre le cercle restreint de « fonctionnaires » et des journalistes-initiés, pas du tout concernés directement par ces politiques, cette classe d’experts semi-intellectuels paternalistes, ayant reçu une éducation prestigieuse (Ivy League, Oxford-Cambridge ou équivalent), qui nous disent à nous tous : 1) quoi faire, 2) quoi manger, 3) comment parler, 4) comment penser… et 5) pour qui voter.

Ils peuvent exceller aux examens, dominer le discours des élites et afficher leur vertu depuis le confort de leurs demeures champêtres ou des salles communes d’Oxford ou de Cambridge, mais ils manquent de discernement pratique ou d’intérêt personnel. Comme l’a observé l’essayiste et blogueur Marcus Stone dans son analyse de l’intelligence sans jugement, il existe une nette distinction entre la simple ignorance (l’absence de connaissances), la stupidité pure et simple (qui reflète la courbe de Gauss dans la distribution du QI, un fait indéniable) et l’irrémédiable idiotie savante apprise par ceux qui s’accrochent au récit plutôt qu’à la réalité.

Bien avant Taleb, George Orwell l’avait déjà exprimé avec ironie : « Il existe des idées si absurdes que seul un intellectuel pourrait y croire. » Thomas Sowell, autre observateur attentif du phénomène, affirmait : « Les personnes peu intelligentes ou stupides ne peuvent généralement causer que des dégâts limités. Pour provoquer une catastrophe véritablement monumentale, il faut des personnes à QI élevé. »

Ed Miliband, secrétaire d’État britannique à l’Énergie et diplômé EPP (économie politique et philosophie), un programme qui ne signifie pas « élite politique pernicieuse », incarne avec une précision alarmante l’archétype de « l’IYI ». Il va jusqu’à vouloir interdire les sèche-linge pour apaiser la déesse Gaïa. Ses récentes déclarations sur la « rupture du lien » entre les prix du gaz et les factures d’électricité, son rejet des ressources pétrolières et gazières de la mer du Nord et son programme incessant de mandats et de subventions pour les énergies renouvelables intermittentes et peu fiables n’est pas qu’une simple erreur de politique. Miliband fait preuve d’une profonde ignorance économique qui menace la prospérité et la sécurité énergétique de la Grande-Bretagne. Des  idéologues lecteurs du Guardian et des universitaires d’Oxford et de Cambridge, confortablement installés dans leur milieu, ne cessent de répéter les mantras du zéro émission nette et les incantations des énergies renouvelables « bon marché », tandis que ce sont les citoyens ordinaires qui paient la facture.

« Rompre le lien » : une mauvaise compréhension de la tarification marginale

L’idée phare de Miliband — reprise par ses conseillers de la fonction publique, des économistes de renom comme la professeure Mariana Mazzucato de l’University College London, et fidèlement relayée par le  Guardian et même par l’Economist, de plus en plus progressiste — est que le Royaume-Uni doit « rompre le lien entre le prix du gaz et celui de l’électricité ». La chancelière Rachel Reeves (« Rachel de la comptabilité ») soutient Miliband dans cette entreprise.

L’argument avancé est qu’il est injuste que le prix des énergies renouvelables soit aligné sur le coût marginal de la production d’électricité à partir de gaz naturel, jugée « coûteuse ». On nous explique que cela rend l’éolien et le solaire, pourtant « bon marché », artificiellement onéreux. Cette affirmation témoigne d’une méconnaissance si grossière des marchés qu’elle résulterait en un examen échoué d’économie au niveau baccalauréat.

Chaque bien ou service librement échangeable — électricité, gaz, pétrole, cuivre, blé, poitrine de porc, coupes de cheveux — est tarifé à la marge. Le fournisseur le plus coûteux nécessaire pour satisfaire la demande fixe le prix payé à tous les fournisseurs à l’équilibre, au point d’intersection des courbes d’offre et de demande. Ce même principe est illustré par le paradoxe de l’eau et du diamant d’Adam Smith : l’eau est bon marché car elle est abondante à la marge ; les diamants sont chers car l’unité marginale est rare.

Certes, personne ne s’attend à ce que Miliband et ses camarades de EPP aient lu « Wealth of Nations » (La Richesse des nations) d’Adam Smith  à l’école :

Les biens les plus utiles ont souvent peu ou pas de valeur d’échange ; et inversement, ceux qui ont le plus de valeur d’échange ont souvent peu ou pas de valeur d’usage. Rien n’est plus utile que l’eau : pourtant, elle ne permet guère d’acheter quoi que ce soit ; on ne peut guère obtenir quoi que ce soit en échange pour elle. Un diamant, au contraire, n’a guère de valeur d’usage ; pourtant, on peut souvent obtenir une très grande quantité d’autres biens en échange.

Miliband et ses collègues IYI semblent ignorer totalement ce concept. Ils confondent le principe fondamental de la tarification marginale en économie avec un échec politique qu’il suffirait de corriger par une législation. Comme l’a expliqué la consultante indépendante en énergie Katherine Porter dans son excellent entretien récent avec Spiked, tous les acteurs du marché le comprennent ; seul la classe IYI le perçoivent comme une particularité propre aux marchés britanniques de l’électricité, susceptible d’être abolie par décret.

Le pétrole et gaz en mer du Nord : les avantages nationaux ignorés

Cette même absurdité intellectuelle, si bien décrite par Marcus Stone, imprègne le deuxième argument favori de Miliband : l’exploitation du pétrole et du gaz en mer du Nord serait inutile car « nous ne pouvons pas influencer les prix mondiaux ». Une fois encore, le discours l’emporte sur la réalité. Le gaz naturel n’a pas de prix mondial unique ; il s’échange sur des marchés régionaux – le TTF en Europe, le JKM en Asie, le Henry Hub aux États-Unis – car les pipelines, la liquéfaction du GNL et son transport engendrent des coûts de transaction importants qui nuisent à sa fongibilité.

L’augmentation de la production nationale permettrait de remplacer l’approvisionnement marginal le plus coûteux (souvent des cargaisons de GNL importées), ce qui ferait baisser le prix d’achat pour les consommateurs britanniques. Mme Porter a indiqué qu’une augmentation de la production de gaz de la mer du Nord pourrait remplacer entièrement le GNL pendant les mois d’été, lorsque les importations sont faibles, et ainsi réduire les prix. Le gaz provenant d’une plateforme de la mer du Nord n’entre pas comme par magie dans un marché mondial ; il est acheminé directement par gazoduc vers le réseau britannique. Et, bien sûr, son prix sera fixé en fonction de la marge, c’est-à-dire au point où le fournisseur de gaz de la mer du Nord le plus cher rencontre le consommateur-récepteur disposé à payer le plus.

Le pétrole est beaucoup plus fongible car il est bien plus facile à stocker et à transporter, et il existe des prix de référence mondiaux tels que le West Texas Intermediate (WTI) et le Brent. Le prix des autres pétroles bruts est indexé sur ces prix de référence une fois pris en compte les différences de qualité et de sa provenance. Le principe reste néanmoins le même : l’augmentation de la production de pétrole ou de gaz en mer du Nord contribue au PIB national, qu’elle soit exportée ou destinée au marché intérieur. Elle crée également des emplois, favorise le développement de compétences, génère des rendements pour les actionnaires et des recettes fiscales.

Là encore, le cours EPP de Miliband ne semble pas avoir abordé (ou bien cette notion a été oubliée peu après la fin des études) la convention comptable élémentaire PIB = C + I + G + (X – M), qui est l’identité la plus célèbre en macroéconomie. Le PIB britannique représente la valeur totale de tous les biens et services finalement produits dans le pays au cours d’une année. Conformément à cette identité comptable, il correspond également à la somme des dépenses de consommation, d’investissement et des dépenses publiques, augmentée des exportations (l’argent dépensé par les étrangers pour acheter des biens et services britanniques), et diminuée des importations (l’argent dépensé par les Britanniques pour acheter des biens et services étrangers).

Les passionnés de politique

Qu’est-ce que les passionnés de politique de Whitehall ne comprennent pas ? Comment peut-on justifier que le Royaume-Uni décourage les investissements dans ses propres zones de la mer du Nord tout en achetant du pétrole et du gaz norvégiens, au vu de ces simples règles macroéconomiques ? Dans un retournement de situation digne de Robin des Bois, Miliband cherche-t-il à appauvrir les citoyens britanniques tout en enrichissant les Norvégiens, déjà bien plus riches ? Tout cela au nom du « leadership climatique » britannique, comme l’a si bien analysé Rupert Darwall.

Sous le régime fiscal punitif de Miliband sur les plus-values ​​exceptionnelles, il a été rapporté la semaine dernière que même BP envisageait de vendre ses actifs de la mer du Nord pour se retirer complètement, tandis que la Norvège investit de nouveau. Le gouvernement norvégien, insensible à l’incompétence de Stone, a délivré 70 nouveaux permis de forage pétrolier et gazier la semaine dernière.

Un autre argument fallacieux avancé par les partisans du Net Zero au Royaume-Uni pour tenter de bloquer tout nouvel investissement en mer du Nord est le suivant : « Le pétrole et le gaz sont des matières premières négociées à l’échelle mondiale. Le Royaume-Uni est un producteur trop faible pour influencer les prix mondiaux. Par conséquent, l’augmentation des forages en mer du Nord ne réduira pas sensiblement les prix de l’énergie au Royaume-Uni. »

À première vue, cela semble évident. Mais quiconque possède quelques notions d’économie se demanderait : « Quel est le rapport ? » Les pays produisent-ils uniquement pour faire baisser les prix intérieurs ? Dans quel univers ? Les pays produisent parce que c’est rentable pour eux de la faire (collectivement parlant, puisque ce sont les entreprises qui produisent concrètement). L’augmentation de la production contribue au PIB national. Les actionnaires de l’entreprise en profitent, tout comme ceux qui bénéficient d’un emploi et acquièrent des compétences grâce à cette activité accrue. Et cela sans compter un autre principe économique fondamental : « l’effet multiplicateur ». Ce processus par lequel une augmentation initiale des dépenses, des investissements, de la production ou des revenus génère des cycles supplémentaires d’activité économique dans l’ensemble de l’économie.

Il existe une autre version de cette simplification économique absurde. Un argument qui circule parmi les alliés de Miliband, les militants écologistes, les commentateurs du zéro émission nette et les journalistes des grands médias se résume ainsi : « Le pétrole de la mer du Nord est de toute façon vendu sur les marchés internationaux, il n’appartient donc pas à la Grande-Bretagne au sens propre du terme. Par conséquent, forer davantage n’améliore pas la sécurité énergétique britannique et ne réduit pas les factures. »

Une fois de plus, il faut faire preuve d’une grande force mentale pour tenter de comprendre cette logique totalement incohérente. Qu’advient-il de la balance des paiements du Royaume-Uni dans tout cela ? Les exportations britanniques n’améliorent-elles pas le compte courant et ne renforcent-elles pas la livre sterling ? De plus, comment une production accrue de pétrole et de gaz de la mer du Nord pourrait-elle ne pas améliorer la sécurité énergétique du Royaume-Uni, se demande-t-on avec incrédulité. Mais en vain, car dans le monde des fervents défenseurs de la neutralité carbone, de telles idées relèvent du thatchérisme de droite.

Économie IYI contre le monde réel

Dans le monde normal, en temps normal, les exportations, la production, les industries rentables, les excédents commerciaux et les secteurs industriels à forte valeur ajoutée sont une bonne chose. Mais dans le monde gauchiste et mondialiste des gouvernements et décideurs politiques de l’IYI – où l’Église du Climat règne en maître – les lois fondamentales de l’économie sont bafouées par la législation et la production d’hydrocarbures est considérée comme moralement suspecte et économiquement insignifiante. Quand le salut de la planète est en jeu, ces questions soulevées par des économistes rationnels ne sont que futilités.

La rentabilité elle-même est suspecte et attire l’accusation de culpabilité. Dans un message désormais supprimé sur X, M. Miliband accusait BP de profiter de la crise de la guerre en Iran en plaidant pour le maintien de la taxe exceptionnelle sur les investissements en mer du Nord. Il considérait cela comme « moralement et économiquement répréhensible ». Bien sûr, il n’a pas cherché à comprendre pourquoi, en période de forte volatilité des prix, les salles de marché de matières premières, avec des traders chevronnés – comme BP – obtiennent des résultats exceptionnels. Il ne s’agit en aucun cas de profit de guerre. Sans la validation d’une qualification en EPP (Économie Politique, Philosophie), l’adjectif ambigu avancé par M. Miliband est quelque peu prétentieux. Dans le monde normal, les profits sont une bonne chose – car ils permettent de payer les salaires, les loyers, les impôts et de satisfaire les actionnaires.

L’opinion publique britannique s’est indignée. Les résultats stupéfiants des élections locales ont infligé une défaite sans précédent aux travaillistes et aux conservateurs, au profit du parti Reform UK, plutôt à droite, qui n’a acquis une influence électorale que l’an dernier. Il s’agit d’une révolte des électeurs issus des classes populaires et moyennes contre ce que David Starkey a qualifié d’élite « monopartite » britannique de longue date. Ce scrutin pourrait marquer le début de la fin du système bipartite de Westminster, qui a façonné la vie politique britannique depuis la fin du XVIIe siècle, époque à laquelle les concepts mêmes de l’État moderne ont émergé.

Certes, la révolte ne visait pas seulement les mesures punitives de neutralité carbone imposées par Miliband, mais l’ensemble du programme proposé par l’élite mondialiste monopartite, qui comprend l’ouverture des frontières, une union toujours plus étroite avec l’UE malgré le Brexit, et les excès d’un État-providence politiquement correct qui privilégie les immigrés aux dépens des autochtones. Les urnes demeurent le seul moyen fiable de destituer ceux qui restent impunis pour leurs convictions de luxe et leurs idées économiques absurdes.

Une politique énergétique sensée — maintenant que le GIEC lui-même a renoncé à ses scénarios apocalyptiques invraisemblables — commencerait par reconnaître la tarification marginale, au lieu de tenter vainement de l’abolir ; en autorisant une augmentation de la production de pétrole et de gaz de la mer du Nord tant que le secteur privé est disposé à investir dans le cadre d’enchères concurrentielles ; en supprimant la tarification du carbone inutile sur le gaz et, de fait, sur toutes les industries énergivores ; en mettant fin aux subventions interminables aux énergies renouvelables ; en supprimant les obligations d’achat de véhicules électriques que peu de gens souhaitent acquérir ; et en réduisant la surrèglementation du secteur nucléaire en suivant, par exemple, les délais et les coûts éprouvés en Corée du Sud plutôt que le modèle réglementaire britannique pléthorique.

La Grande-Bretagne ne peut se permettre une décennie supplémentaire de gouvernance sous l’égide de l’IYI. Son unique source d’approvisionnement en électricité en dépend.

Cet article a été initialement publié le 18 mai 2026 sur le Substack de Tilak Doshi.

Dr Tilak K. Doshi

Le Dr Tilak K. Doshi est le rédacteur en chef de la section Énergie du Daily Sceptic. Économiste, il est membre de la CO₂ Coalition et ancien collaborateur de Forbes. Suivez-le sur Substack et X.

Traduction : Eric Vieira

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