Les taxes carbone « Timbit » et les objectifs de zéro émission nette entravent l’économie canadienne
L’Institut canadien du climat affirme que le prix du carbone industriel ne représente qu’un « Timbit » (trou de beigne) par baril de coûts (valeur d’environ 0,50 CAD) et qu’il n’y a pratiquement aucun impact économique sur les ménages ; ces affirmations sont contestées par la Société Friends of Science dans une nouvelle vidéo explicative intitulée « Taxe carbone Timbit ».
Le Premier ministre canadien Carney (image créée par IA)
Friends of Science Communiqué de presse
Date: 3 mai 2026
CALGARY (Alberta), le 27 avril 2026 /PRNewswire/ L’Institut canadien du climat affirme que le prix du carbone industriel équivaut à peine à un « Timbit » par baril de gaz (valeur d’environ 0,50 $ CA) et que son impact économique sur les ménages est quasi nul. Ces affirmations sont contestées par la société Friends of Science dans une nouvelle vidéo explicative intitulée « Taxe carbone Timbit ». Le rapport de la Société des Amis des sciences, intitulé « Quel est le coût des politiques climatiques pour le Canada ? », révèle que les mesures climatiques d’ici 2030 devraient coûter aux contribuables environ 476 milliards de dollars, un monde de différence par rapport au prix d’un trou de beigne.
Le Premier ministre Carney a ramené à zéro la taxe carbone pour les consommateurs, alors fixée à 80 $/t, dès son premier jour au pouvoir, mais la taxe carbone industrielle demeure.
Sables bitumineux
Ottawa et la province de l’Alberta négocient actuellement un protocole d’entente pour un nouvel oléoduc reliant les sables bitumineux de l’Alberta, sur la base d’un prix du carbone de 130 $/t, contrairement aux principaux partenaires commerciaux du Canada. Les États-Unis n’appliquent pas de taxe carbone. Le Canada réalise environ 80 % de ses échanges commerciaux avec les États-Unis. La Chine, son deuxième partenaire commercial en importance (4 %), applique un prix du carbone d’environ 20 $/t. Les échanges avec l’Union européenne représentent environ 8 à 10 %.
Comme le soulignent deux rapports de la « Friends of Science Society » rédigés par l’économiste de l’énergie à la retraite Robert Lyman, ce fardeau fiscal et cette disparité de prix limitent la compétitivité du Canada. Le premier ministre Carney encourage également les exploitants des sables bitumineux de l’Alberta à « décarboner » le pétrole en construisant une immense installation de captage et de stockage souterrain du carbone (CSC) de plusieurs milliards de dollars, connue sous le nom de projet « Pathways » de l’Alliance des sables bitumineux. Dans son article intitulé « Des canards indisciplinés : que faudra-t-il à la première ministre Danielle Smith pour les mettre tous d’accord ? », M. Lyman, commentant le protocole d’entente, fait remarquer que ces coûts sont en grande partie répercutés sur les consommateurs.
Vidéo
L’association Friends of Science Society a produit une vidéo intitulée « Peut-on décarboner le pétrole ? » critiquant cette méthode de captage du carbone comme avantageuse pour les négociants en crédits carbone, mais inefficace pour lutter contre le changement climatique. Comme l’a rapporté le New York Times le 16 avril 2026, Microsoft, le plus gros acheteur de crédits carbone, a suspendu ce genre d’activité. Friends of Science Society estime que cela remet en question la proposition de Carney d’acquérir du pétrole canadien « décarboné ». Un rapport de Friends of Science Society de 2022 sur le captage et le stockage du carbone analyse les implications pour les contribuables. Une grande partie du projet Pathways serait subventionnée par les impôts à hauteur de plusieurs milliards de dollars.
Dans son article intitulé « La taxe carbone industrielle invisible », Lyman écrit : « De nombreux Canadiens croient que la taxe carbone a été abolie. Ils ignorent la complexité et le coût du régime de tarification du carbone imposé aux entreprises canadiennes, l’ampleur des coûts et la mauvaise allocation des ressources qu’il engendre. »
Un article d’opinion de Lennie Kaplan, paru dans le Western Standard le 22 avril 2026, décrit les répercussions que le programme Carney-Smith de neutralité carbone aura sur l’Alberta et le Canada. Kaplan est un ancien cadre supérieur des politiques fiscales et économiques au sein du gouvernement de l’Alberta.
Lettre ouverte
Les taxes carbone et le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CUSC) reposent sur le principe que le dioxyde de carbone issu des émissions industrielles humaines est responsable du réchauffement climatique et des changements climatiques. Afin d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, les gestionnaires d’actifs et les investisseurs militant pour le climat ont incité les grandes entreprises à élaborer des plans de neutralité carbone et à se conformer aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), une démarche à laquelle s’opposent les procureurs généraux des États américains. L’association Friends of Science Society a exprimé des préoccupations similaires dans une lettre ouverte adressée au Bureau du surintendant des institutions financières, mentionnant notamment l’étude de Kotz et al. (2024) sur les dommages climatiques, désormais rétractée, utilisée par les banques centrales du Réseau pour le verdissement du système financier (NGFS).
Roger Pielke Jr., analyste des politiques climatiques, a publié un article en deux parties sur Substack à propos d’une nouvelle étude : « La relation empiriquement insondable entre climat et économie ».¹ Il écrit : « Curtin et Burgess (CB26) posent une question simple : pouvons-nous réellement mesurer l’impact du climat sur l’économie à partir des données historiques ?… Leur réponse est non. »
Cela remet en question les conclusions du rapport de JP Morgan de mars 2026, intitulé « Points de basculement : prise de décision en situation de grande incertitude ».
Tom Harris, de la Coalition internationale pour la science du climat, a présenté une analyse de données climatiques lors du récent événement sur le climat organisé par l’Institut Heartland. Cette analyse démontre que le Canada ne se réchauffe pas deux fois plus vite que la moyenne mondiale, contrairement à ce qui est souvent affirmé. La Société des Amis de la science s’interroge : si les preuves scientifiques ne corroborent pas ces affirmations, pourquoi le Canada persiste-t-il dans cette voie non compétitive ?
Friends of Science Society
Friends of Science Society is an independent group of earth, atmospheric and solar scientists, engineers, and citizens that is celebrating its 23rd year of offering climate science insights. After a thorough review of a broad spectrum of literature on climate change, Friends of Science Society has concluded that the sun is the main driver of climate change, not carbon dioxide (CO2).
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