Lettre d’information de Fritz Vahrenholt du 12 mai 2026
La température mondiale en avril 2026 est restée sensiblement la même qu’en mars. Elle est actuellement supérieure de 0,39 degré Celsius à la moyenne à long terme. La tendance au refroidissement observée ces deux dernières années touche à sa fin. L’augmentation moyenne de la température depuis 1979 a été de 0,16 degré Celsius par décennie. Cette hausse modérée n’a jamais correspondu aux scénarios catastrophiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui dans ses scénarios d’horreur prévoyait une augmentation de température de 3 à 5 degrés Celsius d’ici l’an 2100.
Tout cela appartient au passé depuis le 7 avril 2026. Ce jour-là, les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont publié un rapport retentissant qui a balayé tous les scénarios apocalyptiques précédents. Cette publication aurait dû susciter un immense soulagement dans les milieux politiques, médiatiques et scientifiques, et entraîner une correction immédiate de la politique climatique. Et pourtant, ce débat n’a pas eu lieu en Allemagne. Aucune émission spéciale sur ARD, aucune session extraordinaire du Bundestag, aucune déclaration du gouvernement fédéral concernant les fondements erronés de la loi sur la protection du climat : Rien de tout cela. Le spectre du climat perdure, car il offre une tribune commode aux mouvements écologistes et de gauche.
Source: drroyspencer.com
Les auteurs du GIEC annulent les scénarios catastrophiques de leurs deux derniers rapports
Le 7 avril 2026, 44 auteurs du GIEC, responsables des scénarios climatiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ont publié un rapport révolutionnaire. Sous la direction du professeur Detlef van Vuuren, ces scientifiques ont déclaré que les scénarios présentés dans les deux derniers rapports sur le climat, ceux de 2013/2014 (AR5) et de 2021-2023 (AR6), qui prévoyaient une hausse des températures pouvant atteindre 5 degrés Celsius d’ici 2100, étaient « invraisemblables ». Ces scénarios (RCP 8.5) supposaient que les émissions de CO2 tripleraient, voire plus, au cours de ce siècle. Vu que le GIEC a fondé ses modèles sur le CO2 comme principal facteur climatique, cela a conduit à des prévisions de température alarmantes. Selon le dernier rapport (AR6), le modèle RCP 8.5 prévoit une augmentation de température de 4,4 à 5,7 degrés d’ici 2100.
Depuis de nombreuses années, des scientifiques, dont moi-même (voir ici, ici et dans un chapitre dédié de « Unwelcome Truths », chapitre 39, Langen-Müller, 2020), soulignent que, dans ce scénario extrême, les réserves mondiales connues de carbone sous forme de pétrole, de gaz et de charbon seraient épuisées dès 2080. Malgré cela, ce scénario a été maintenu et même présenté comme une fatalité. Cette stratégie a largement fonctionné : ce scénario alarmiste a fait la une des médias (« Jusqu’à 5 degrés de réchauffement… »). Il a été instrumentalisé politiquement pour justifier des lois instaurant une taxe carbone, des programmes de protection du climat et l’interdiction des moteurs à combustion. Même la Cour constitutionnelle fédérale allemande s’appuie sur les rapports du GIEC, qu’elle considère comme une « synthèse fiable de l’état actuel des connaissances sur le changement climatique ». La Cour justifie sa décision aux paragraphes 19 et 22 de son arrêt du 21 mars 2021 comme suit : « Sans mesures supplémentaires pour lutter contre le changement climatique, une augmentation de la température mondiale de plus de 3 °C d’ici à l’an 2100 est actuellement considérée comme probable » et se réfère comme source au rapport du GIEC de 2012/13 – Résumé à l’intention des décideurs, pp. 17 et suiv.
La source fournie est un graphique décrivant l’évolution des températures jusqu’en 2100 selon le scénario RCP 8.5. (ci-dessous):
La Cour constitutionnelle fédérale a donc fondé sa décision sur une prévision de température qui a depuis été rejetée comme invraisemblable. Et pas par n’importe qui, mais par les scientifiques eux-mêmes à l’origine des scénarios du rapport du GIEC. Si la Cour constitutionnelle fédérale, et par la suite le gouvernement fédéral, avaient tenu compte des critiques déjà formulées à l’encontre des scénarios de catastrophe totalement inadaptés du GIEC – comme on pourrait s’y attendre pour une décision d’une telle importance, une erreur aussi grave, qui a plongé l’Allemagne dans le chaos, aurait pu être évitée. Au lieu de cela, la juge Britz, qui présidait l’audience, a choisi d’inclure dans le jugement un passage que son mari, Bastian Bergerhoff, alors président du parti des Verts à Francfort, avait déjà publié quasiment mot pour mot sur son site internet personnel plusieurs mois auparavant.
Quelles sont les nouvelles prévisions du GIEC ?
Le climatologue américain Roger Pielke Jr. a examiné la publication de 44 scientifiques datée du 7 avril 2026. Cette publication ne traite plus que de sept scénarios, correspondant à des émissions de CO2 élevées, moyennes et faibles. Les auteurs eux-mêmes qualifient le nouveau scénario à fortes émissions d’improbable, car il prévoit une augmentation supplémentaire de 30 % des émissions, sans aucune diminution ultérieure au cours de ce siècle. Ce nouveau scénario est absurde, car il suppose une explosion démographique, faisant passer la population actuelle de 8,2 milliards à 14,5 milliards d’habitants. Or, les projections démographiques actuelles tablent sur une population maximale de 9 à 10 milliards d’individus d’ici la fin du siècle.
Le scénario intermédiaire, fondé sur les projections politiques actuelles de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), est considéré comme le plus probable. Il prévoit la poursuite des politiques actuelles et conduit à des émissions aussi élevées qu’aujourd’hui jusqu’en 2050, suivies d’une stabilisation des émissions de CO₂. Selon les calculs de 44 scientifiques, cela se traduira par un réchauffement de 2,56 degrés Celsius d’ici 2100 par rapport à 1860. Un réchauffement de 1,45 degré Celsius ayant déjà été observé en 2025 par rapport à l’année de référence 1860, ce scénario intermédiaire, le plus probable, table sur un réchauffement supplémentaire de seulement 1,1 degré d’ici 2100.
Ce serait loin d’être une catastrophe. Si, comme le GIEC le prévoit, que le réchauffement climatique est principalement dû au CO2, la contribution de l’Allemagne à ce réchauffement d’ici 2100 peut également être calculée. L’Allemagne représente 1,46 % des émissions mondiales de CO2. 1,46 % de 1,1 degré Celsius équivaut à 0,016 degré Celsius d’ici 2100.
Et, comble de l’ironie : pour cette différence à peine mesurable, les politiques écologistes et de gauche sont prêts à ruiner la prospérité de leur propre pays ?
L’expérience la plus consternante de ces dernières semaines est cependant, que la prétendue bonne nouvelle – à savoir que la catastrophe climatique peut être annulée – n’a pas été debattue en Allemagne. Si ce sujet était abordé sérieusement, toutes les lois, tous les programmes et toutes les subventions destinés à lutter contre l’urgence climatique supposée imminente devraient être rigoureusement éliminés. Ce serait plus qu’embarrassant pour nos militants écologistes au sein du gouvernement et des médias. Mais ce serait le début d’un nouveau miracle économique allemand.
Visionnez également la vidéo du Dr Fritz Vahrenholt sur ce sujet sur WELT TV.

Dr. Fritz Vahrenholt
Les articles mentionnés ci-dessus sont extraits de la lettre d’information du Dr Fritz Vahrenholt du 12 mai 2026. Vous pouvez vous abonner à cette lettre d’information ici.
Traduction : Eric Vieira
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