Thomas Kurz : Pourquoi il n’y a pas de crise climatique

Il n’y a pas d’urgence climatique, affirme la Déclaration mondiale sur le climat de Clintel. Thomas Kurz est l’auteur d’un livre à paraître qui traite précisément de ce sujet. Il en a récemment parlé dans le podcast de Tom Nelson.

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Thomas Kurz: Why there is no climate crisis

Thomas Kurz

Fondation Clintel
Date: 9 mai 2026

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Dans un récent épisode du podcast de Tom Nelson, Thomas Kurz, analyste spécialisé en spectrométrie de masse, parle de ses recherches sur les sciences du climat et présente son prochain livre intitulé « Pourquoi il n’y a pas de crise climatique », dont la sortie en ligne est prévue ce mois-ci, suivie d’une édition imprimée en juin (disponible ici).

Vous pouvez consulter l’intégralité de la conversation ci-dessous :

Kurz explique que son enquête a débuté par une curiosité personnelle, à la suite de conversations avec des amis inquiets. Ce qui avait commencé comme une simple recherche s’est transformé en une conviction profonde : les discours dominants sur la crise climatique sont exagérés : « Plus j’approfondissais le sujet, plus j’étais choqué de constater qu’il n’y a pas de crise climatique. »

Cycles climatiques

Kurz présente son ouvrage comme une synthèse de la littérature scientifique évaluée par les pairs qui, selon lui, remet en question les interprétations dominantes promues par des institutions telles que le GIEC. Bien que son livre aborde un large éventail de sujets – notamment les gaz à effet de serre, les mécanismes de rétroaction et les températures océaniques – ce podcast se concentre spécifiquement sur les cycles climatiques, qu’il considère comme essentiels à la compréhension de la variabilité climatique à long terme.

Un élément clé de l’explication de Kurz repose sur la paléoclimatologie, et plus particulièrement sur l’utilisation des isotopes comme indicateurs de température. Il décrit comment les variations des isotopes de l’oxygène (oxygène-16 et oxygène-18) dans les archives naturelles telles que les carottes de glace, les cernes des arbres et les sédiments océaniques permettent aux scientifiques de reconstituer les températures passées. Le rapport entre ces isotopes reflète les processus d’évaporation et de précipitation, qui dépendent de la température. Selon Kurz, « le rapport oxygène-16/oxygène-18 est un indicateur de la température de l’eau », ce qui permet de déduire les conditions climatiques sur de longues périodes.

Au-delà des indicateurs terrestres, Kurz introduit l’influence des rayons cosmiques sur le climat, notamment le rôle des rayons cosmiques galactiques. Ces rayons, produits par les supernovæ, varient selon la position du système solaire au sein de la Voie lactée. Kurz affirme que tous les 140 millions d’années, la Terre traverse les bras spiraux de la galaxie, ce qui accroît le flux de rayons cosmiques. Il met en avant des recherches suggérant une corrélation avec les fluctuations de température, arguant que les rayons cosmiques influencent la formation des nuages ​​en générant des ions qui agissent comme noyaux de condensation. L’augmentation de la couverture nuageuse, à son tour, réfléchit le rayonnement solaire et refroidit la planète. Ce mécanisme, propose-t-il, offre une explication alternative aux cycles climatiques à grande échelle.

Milankovitch

Kurz aborde également les cycles à plus court terme, notamment les cycles de Milankovitch, qui impliquent des variations de l’orbite terrestre, de l’inclinaison de l’axe de rotation et de la précession. Ces cycles, qui se déroulent sur des dizaines, voire des centaines de milliers d’années, sont largement reconnus en climatologie comme des facteurs déterminants des périodes glaciaires. Kurz souligne que ces cycles naturels expliquent les fluctuations historiques de température et affirme que le dioxyde de carbone joue un rôle secondaire. Il utilise une analogie pour illustrer son propos : « Si vous exposez une canette de Coca-Cola au soleil, elle perdra son gaz carbonique… c’est la loi de Henry. » Autrement dit, il soutient que les variations de température déterminent les niveaux de CO₂ et non l’inverse.

Pour étayer cette affirmation, Kurz cite des études montrant que les hausses de température précèdent celles du CO₂ atmosphérique de plusieurs centaines d’années. Il soutient que ce décalage indique que la causalité va de la température au CO₂, et non l’inverse. Il affirme en outre que l’effet de forçage radiatif du CO₂ est relativement faible comparé aux variations naturelles de température observées dans les archives paléoclimatiques.

Variabilité solaire

Un autre thème majeur de la discussion est la variabilité solaire. Kurz décrit plusieurs types de cycles solaires, dont le cycle de Schwabe de 11 ans et des cycles millénaires plus longs, identifiés par analyse isotopique (comme le carbone 14 et le béryllium 10). Selon lui, ces cycles correspondent étroitement à des périodes climatiques historiques connues, telles que l’optimum climatique romain, l’optimum climatique médiéval et le Petit Âge glaciaire. Il suggère que les fluctuations de l’activité solaire influencent significativement le climat terrestre, tout en reconnaissant que les mesures satellitaires à court terme ne montrent que de modestes variations de température.

Kurz s’appuie ensuite sur des preuves historiques et géologiques étayant la variabilité climatique. Il présente des données provenant des glaciers, de la limite des arbres, du niveau de la mer et des couches sédimentaires, arguant que ces enregistrements indépendants reflètent systématiquement les mêmes cycles. Par exemple, l’avancée et le recul des glaciers correspondent à des périodes froides et chaudes connues, tandis que l’altitude de la limite des arbres varie en fonction des changements de température. Il considère cette convergence des preuves comme une validation : « lorsqu’on observe une telle cohérence entre tous ces types d’enregistrements, cela les vérifie et les valide tous. »

Le podcast explore également les récits historiques des impacts du climat sur les sociétés humaines. Kurz soutient que les périodes chaudes sont généralement bénéfiques, entraînant des saisons de croissance plus longues, une productivité agricole accrue et une prospérité sociale. À l’inverse, les périodes froides sont associées à de mauvaises récoltes, à la famine, aux maladies et aux troubles sociaux. Il établit un lien entre des événements historiques majeurs – tels que l’effondrement des civilisations de l’âge du bronze, la chute de l’Empire romain et les crises du Petit Âge glaciaire – et la détérioration du climat.

Petit Âge glaciaire

Par exemple, durant l’Optimum climatique médiéval, Kurz décrit une période d’abondance agricole, de croissance démographique et d’épanouissement culturel. À l’inverse, le Petit Âge glaciaire est présenté comme une période de difficultés marquée par des hivers rigoureux, des pénuries alimentaires et une instabilité généralisée. Il cite des exemples tels que des rivières gelées, de mauvaises récoltes et des récits historiques de famine et de peste pour illustrer ces conditions.

Kurz met également en lumière des preuves issues de l’agriculture et de l’écologie, notamment la culture de plantes dans des régions où elles ne peuvent plus pousser aujourd’hui et les modifications des schémas de migration animale. Selon lui, ces éléments démontrent que les climats passés étaient souvent plus chauds qu’actuellement. Il souligne que de telles découvertes remettent en question l’idée que le réchauffement actuel soit sans précédent.

En conclusion, Kurz affirme que le changement climatique est principalement dû à des cycles naturels plutôt qu’à l’activité humaine. Il suggère que le réchauffement actuel s’inscrit dans une longue histoire de variations cycliques et n’est pas le signe d’une crise. Comme il le déclare, « les données scientifiques sont d’une cohérence remarquable », confortant ainsi son point de vue selon lequel de multiples éléments convergent vers la même conclusion.

Dans l’ensemble, le podcast présente le point de vue de Kurz selon lequel la variabilité climatique est principalement dominée par des processus naturels opérant sur différentes échelles de temps – cosmique, solaire et orbitale – et que ces processus offrent une explication plus complète des changements climatiques observés que les seuls facteurs anthropiques. Son prochain ouvrage vise à développer ces idées et à les rendre accessible à un public plus large.

Traduction : Eric Vieira

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