L’Australie se réveille à une manne de lignite : 1 000 ans d’énergie
Enfin, on constate que quelques sujets importants font la une des médias en Australie affirme Jo Nova. Le chef du Parti national, Canavan, évoque même les réserves de lignite pour mille ans, ainsi qu’une méthode de transformation du charbon en carburant liquide.
Quelle différence une guerre du pétrole peut faire…
Cinq semaines après le début de l’opération, les Australiens commencent soudain à remarquer la manne qui se trouvait sous leurs pieds depuis toujours.
Cette chose tant détestée, l’impensable lignite, pourrait nous sauver la mise si seulement nous cessions de la combattre à coups de bâtons émoussés et de poupées vaudou.
En 2016, Geoscience Australia estimait que nos réserves de lignite étaient si importantes que nous pourrions continuer à brûler les gisements connus au rythme actuel pendant toute notre vie, celle de nos enfants et même celle de leurs enfants. Nous pourrions ainsi tenir pendant 40 générations.
« Les réserves de lignite récupérables d’Australie sont restées stables en 2016. La majeure partie se situe dans la vallée de Latrobe (Victoria). Au niveau de production de 2016, ces réserves devraient durer plus de 1 000 ans. »
Nous l’avons brûlé pour produire de l’électricité toute l’année 2016, mais la quantité totale était si insignifiante que personne, parmi les responsables des ressources nationales, ne l’a même remarquée.
Regardez la taille du gisement du bassin de Gippsland. C’est presque comme si Dieu avait le sens de l’humour de l’avoir placé là, si près du QG socialiste.
Le lignite est sans conteste le combustible le plus économique pour produire une électricité fiable. Plus important encore, il peut être transformé en carburants liquides, dont l’Australie a un besoin urgent pour ses camions, tracteurs et engins miniers. Nous devons pouvoir stocker cette énergie dans un réservoir à température et pression ambiantes, et ce, en cinq minutes chrono.
C’est formidable de voir le Parti national parler de réserves millénaires et d’une nouvelle méthode de liquéfaction du charbon. Les Libéraux auront-ils le courage de suivre l’exemple du Parti national ?
Les réserves australiennes de charbon et d’uranium permettraient d’alimenter le pays « pendant plus de 1000 ans », affirme Matt Canavan, chef du parti national.
— Par Abisha Sapkota et Nathan Schmidt, The Australian
However, 95 per cent of that energy was “locked up in coal and uranium”, Senator Canavan said. “Two things the Labor Party doesn’t like to use,” he said. “In the short term, we need to use the coal and gas we export to these countries in North Asia as a bargaining chip to get liquid fuels.”
In the medium term, the Nationals are urging for the adoption of “coal to liquids” technology, Senator Canavan said, that would turn coal into liquid fuel.
Les Nationaux veulent également se débarrasser du mécanisme SafeGuard ( Alléluia !).
Introduite en juillet 2023 et réformée la même année, la politique de sauvegarde impose aux installations émettant plus de 100 000 tonnes de dioxyde de carbone de maintenir leurs émissions nettes en dessous des limites fixées. Cette politique vise à aider l’Australie à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
« Les raffineries sont couvertes par le mécanisme de sauvegarde, conçu pour les mettre hors service », a déclaré Matt Canavan. « Très bien, c’est à ça que sert ce mécanisme, alors supprimons-le. »
David Archibald souligne depuis plus de dix ans les avantages et les méthodes de mise en œuvre des programmes de conversion du charbon en liquide.
Il existe deux procédés de liquéfaction du charbon : Bergius et Fischer-Tropsch, tous deux inventés en Allemagne dans les années 1910. Le procédé Bergius consiste à injecter de l’hydrogène dans les molécules de charbon à une température de 450 °C et une pression de 170 kg/cm². Le procédé Fischer-Tropsch, quant à lui, brûle le charbon dans de l’oxygène pur pour produire un gaz de synthèse qui est ensuite transformé en hydrocarbures à longue chaîne par catalyse dans un bain d’huile. Le procédé Bergius est le plus performant. Durant la Seconde Guerre mondiale, la production allemande de carburants synthétiques reposait principalement sur le procédé Bergius.
Pour atteindre l’autosuffisance en carburants liquides, il nous faudrait 33 usines Bergius produisant 30 000 barils par jour, à un coût de 4,6 milliards de dollars par usine, soit un investissement total de 152 milliards de dollars.
Et pourtant, nous avons accumulé une dette nationale de 1 000 milliards de dollars ces 25 dernières années sans aucun résultat concret. La construction des usines de liquéfaction du charbon dont nous avons besoin représenterait, en comparaison, un avantage considérable. Nous pouvons y arriver.
Les centrales de Bergius constituent la solution à court terme. À plus long terme, le nucléaire restera toujours la solution privilégiée…
Enfin, quelques sujets clés font leur apparition dans les médias. Des sujets qui auraient dû être abordés il y a dix ans.
Le lignite pourrait combler une lacune considérable dans notre profil énergétique national. Imaginez : nous pourrions produire tout le diesel, le kérosène et l’essence dont nous avons besoin, et pourtant nous ne le faisons pas par peur d’une augmentation de 0,0001 % du temps propice à la plage dans un siècle ?
La Chine transforme déjà 400 millions de tonnes de charbon par an et nous avons peur de faire de même parce que quelques adolescentes vont pleurer ?
Cet article a été initialement publié sur joannenova.com.au le 2 avril 2026.

Jo Nova
Jo Nova est présentatrice scientifique, auteure, conférencière et ancienne animatrice de télévision ; auteure du « The Skeptic’s Handbook » (Manuel du sceptique).
Traduit par Eric Vieira
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