« La modification de l’évaluation climatique n’est qu’une première étape »

L’administration Trump a proposé un amendement au cinquième rapport national américain sur le climat reconnaissant que ses prévisions d’émissions sont irréalistes et ne doivent pas orienter les politiques fédérales. « Il s’agit d’un rétablissement bienvenu de l’intégrité scientifique », déclare Angela Wheeler, directrice générale de la CO₂ Coalition.

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Trump - Proposed amendment to the U.S. Fifth National Climate Assessment

L’administration Trump a proposé un amendment à la norme NCA5. (Source : Shutterstock)

Angela Wheeler
Date : 4 septembre 2026

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Depuis des années, la CO₂ Coalition et des scientifiques indépendants alertent sur le fait que le cinquième rapport national américain sur le climat (NCA5) repose sur des bases fragiles. Ses projections catastrophiques s’appuient largement sur le scénario de concentration représentatif 8.5 (RCP8.5) et son successeur, le SSP5-8.5, préconisés par l’ONU – et tous deux étant des prévisions extrêmes d’émissions de dioxyde de carbone considérées comme réalistes.

Déjà en 2017, des scientifiques soulignaient le caractère improbable des prévisions de l’ONU. En août, l’administration Trump a proposé un amendement à la NCA5 reconnaissant que ses prévisions d’émissions sont invraisemblables et ne doivent pas orienter les politiques fédérales. Il s’agit là d’un rétablissement bienvenu de l’intégrité scientifique.

L’amendement, publié dans le cadre du Programme américain de recherche sur les changements globaux et aligné sur le décret exécutif 14303, « Rétablir l’excellence scientifique », stipule que les résultats dépendant des scénarios d’émissions RCP8.5, SSP5-8.5 ou équivalents « ne doivent pas être utilisés comme scénarios futurs attendus, de référence, de statu quo, probables, centraux ou pertinents pour la planification fédérale ».

Peu plausible

Tout chiffre, tableau ou affirmation du NCA5 fondé sur ces scénarios « invraisemblables » doit comporter une mise en garde explicite. Les projections de dommages, d’effets sur la santé ou d’effondrement des écosystèmes ne doivent pas servir de base à des politiques, sans comparaison avec des alternatives plausibles et des observations concrètes.

Cette correction est attendue depuis longtemps. Le scénario RCP8.5 n’a jamais été conçu pour prévoir l’avenir le plus probable. Il a été élaboré comme une limite supérieure pour les expériences de modélisation climatique – un outil exploratoire de conditions extrêmes et hypothétiques. Ses prédictions de réchauffement climatique contredisent les tendances observées en matière de croissance de la consommation de charbon, de développement technologique et d’évolution socio-économique, comme l’ont démontré de nombreuses analyses évaluées par des pairs.

Le fait de considérer les scénarios d’émissions extrêmes comme ordinaires a faussé l’ensemble de l’évaluation nationale du climat. Cela a amplifié les impacts projetés, alimenté des discours alarmistes sur les risques et justifié des interventions réglementaires coûteuses qui ont ignoré les aspects économiques et le bien-être humain. L’amendement exige à juste titre que ces résultats soient contextualisés ou mis de côté lors d’une prise de décision.

Premier pas

Cet amendement, bien que nécessaire, ne constitue qu’une première étape. Les problèmes plus profonds de la NCA5 persistent. Elle continue de s’appuyer sur des modèles climatiques qui ont systématiquement surestimé le réchauffement et échoué aux tests d’observation élémentaires. Elle privilégie des documents à visée politique du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) des Nations Unies au détriment des données scientifiques. Plus grave encore, elle omet les avantages considérables de l’augmentation du CO₂ atmosphérique et des combustibles fossiles qui en sont la source.

Le dioxyde de carbone n’est pas un polluant ; c’est un élément nutritif essentiel pour les plantes, indispensable à la vie sur Terre. Les concentrations actuelles, proches de 420 parties par million, restent bien inférieures aux niveaux observés pendant une grande partie de l’histoire de la Terre et sont encore trop faibles pour une croissance optimale des plantes. Des décennies d’études en laboratoire et sur le terrain démontrent qu’une concentration élevée de CO₂ augmente les taux de photosynthèse, améliore l’efficience de l’utilisation de l’eau et accroît les rendements agricoles : de 20 à 30 % pour le blé et jusqu’à 46 % pour le soja en conditions contrôlées. Les observations satellitaires confirment le verdissement global, la hausse du CO₂ comme étant responsable de la majeure partie de l’augmentation de la surface foliaire dans de vastes régions. Les engrais azotés issus de combustibles fossiles permettent de nourrir environ la moitié de la population mondiale.

Sans énergie abordable et sans l’effet fertilisant du CO2, nourrir 8 milliards de personnes devient beaucoup plus difficile.

Un réchauffement modéré présente de nombreux avantages, notamment des saisons de croissance plus longues dans les zones tempérées, une réduction de la mortalité liée au froid (qui dépasse celle due à la chaleur) et une extension des zones habitables. Les tendances des catastrophes météorologiques extrêmes – ouragans, tornades, feux de forêt – ne correspondent pas au scénario alarmiste lorsqu’on les compare aux données historiques à long terme plutôt qu’aux résultats de modélisation.

La véritable catastrophe proviendrait de politiques qui restreignent délibérément l’accès à une énergie fiable au nom de la neutralité carbone. De telles politiques augmentent le coût de l’énergie, nuisent aux populations pauvres, freinent le développement des pays du Sud et risquent d’aggraver l’insécurité alimentaire en limitant l’utilisation d’engrais et la mécanisation.

Progrès

Une science véritablement rigoureuse exige de partir d’observations, de confronter les modèles aux données, de divulguer les hypothèses en toute transparence et d’évaluer les risques et les avantages. Les évaluations futures doivent fonder chaque scénario d’émissions sur des données empiriques, et non sur la renommée institutionnelle. Elles doivent reconnaître que l’utilisation des combustibles fossiles par l’humanité a permis à des milliards de personnes de sortir de la pauvreté tout en ramenant le CO₂ à des niveaux favorables à la biosphère.

Confirmant les résultats rigoureux documentés depuis des années par des scientifiques, l’amendement proposé au rapport NCA5 constitue un progrès. Les décideurs politiques devraient maintenant saisir cette occasion pour réévaluer l’ensemble du rapport à la lumière des observations, rétablir l’équilibre en intégrant les bienfaits du CO₂ et rejeter l’alarmisme qui a trop longtemps influencé les politiques publiques.

L’abondance énergétique, une planète plus verte et la prospérité peuvent être célébrées et développées davantage grâce à l’application de la science lorsque l’idéologie est mise de côté.

Traduction : Eric Vieira

Ce commentaire a été initialement publié sur Daily Wire le 1er septembre 2026.

Angela Wheeler est directrice générale de la CO2 Coalition, à Fairfax, en Virginie. Elle est diplômée avec mention de l’Université d’État d’Emporia, au Kansas, où elle a étudié la communication, ainsi que la biologie et suivi des cours préparatoires en médecine.

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By |2026-09-04T08:12:37+02:00September 4, 2026|Comments Off on « La modification de l’évaluation climatique n’est qu’une première étape »
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