Le Met Office continue d’attiser les craintes avec des « prévisions météorologiques » pour 2056
Cinq mois après que le GIEC a jugé que le tristement célèbre scénario climatique apocalyptique RCP8.5 était « improbable », le Met Office britannique continue d’attiser une peur injustifiée et favorable au Net-Zero, affirme Chris Morrison.
Cinq mois après que le GIEC a jugé « invraisemblable » le tristement célèbre scénario informatique RCP8.5, responsable de la plupart des discours alarmistes sur le climat ces 15 dernières années, quelles nouvelles puis-je vous apporter concernant le rapport UKCP18 (UK Climate Projection 2018) du Met Office, qui fondait ses prédictions sur cette modélisation désormais abandonnée ? Bonne nouvelle : le Met Office a immédiatement retiré l’UKCP18 en présentant des excuses complètes pour tous les dommages causés. Tout, du programme de géographie niveau A aux nombreuses règles et réglementations sur la neutralité carbone qui s’appuyaient sur ses affirmations, a été retiré en attendant des modifications ultérieures. Excusez-moi, j’ai dû m’absenter un instant et me mettre à rêver. Bien entendu, le rapport n’a pas été retiré ; bien sûr, aucune excuse n’a été présentée, et bien sûr, l’UKCP18 continue de recourir à ses manœuvres habituelles..
Prévisions météorologiques pour 2056
Le 23 juin, le Met Office a publié des prévisions météorologiques pour 2056 montrant comment, selon un scénario de modélisation informatique « plausible », la température estivale en Angleterre pourrait atteindre 45 °C, avec neuf jours consécutifs où 40 °C ont été enregistrés quelque part dans le pays. Un résultat remarquable en 30 ans, sachant que le « record » de température au Royaume-Uni, de 40,3 °C, enregistré le 19 juillet 2022 sur la piste de la base aérienne de Coningsby, a été quelque peu remis en question par la présence d’avions de chasse Typhoon en phase d’atterrissage. Ce record revendiqué correspondait à une hausse de 0,6 °C sur 60 secondes, et sur une moyenne de cinq minutes – recommandée par l’Organisation météorologique mondiale pour réduire les variations – la température est retombée sous la barre mythique des 40 °C, qui avait fait les gros titres.
Le Met Office n’a pas précisé le scénario « plausible » retenu, mais les chiffres étaient remarquablement similaires – voire légèrement supérieurs – aux prévisions du rapport UKCP18, qui tablaient sur une hausse des températures estivales de 5,1 °C d’ici 2070. Par ailleurs, le professeur Stephen Belcher, scientifique en chef, qui a qualifié l’illustration de « scientifiquement plausible », a souligné : « Grâce aux données des projections du Met Office, nous pouvons entrevoir ce à quoi ressemblerait un événement comme l’été 1976 dans les années 2050. C’est un moment fort de voir la température maximale atteindre 45 °C. »
L’expression « température maximale inventée » aurait été plus précise, mais une telle précision scientifique raisonnable n’a pas été faite par Belcher, qui est connu pour avoir déclaré publiquement que le Net Zero « stabiliserait » le climat.
Les moins charitables pourraient suggérer que le Met Office a utilisé des prévisions invraisemblables pour attiser la peur du changement climatique pendant un été splendide (quoique parfois un peu gênant pour ceux qui n’ont pas la chance de profiter de la climatisation) dans sa lutte politique acharnée pour alimenter la psychose climatique au sein de la population et promouvoir le fantasme du zéro émission nette.
Le Guardian
Jetez maintenant un œil à ce ramassis de balivernes anxiogènes publié en juin dernier par Comic Cuts, ou comme on l’appelle parfois, le Guardian :
L’article du Guardian s’appuyait sur un rapport du British Geological Survey (BGS), destiné à aider les urbanistes, les promoteurs immobiliers et les sociétés financières à évaluer les risques climatiques futurs. Les cartes du Royaume-Uni sont élaborées à partir d’informations géologiques et des données climatiques à très haute résolution du Centre britannique d’écologie et d’hydrologie, « qui sont issues et basées sur les projections climatiques UKCP18 du Met Office ». Le BGS a constaté que d’ici 2070, plus de quatre millions de logements pourraient être touchés par des affaissements de terrain dans le cadre du scénario à fortes émissions RCP8.5. Ce scénario a été le seul utilisé par le Met Office dans le cadre de l’UKCP18 et ses conclusions sont mises en évidence en gras dans le rapport. Pour des raisons de coût informatique, d’autres scénarios à faibles émissions ont été soi-disant dérivés statistiquement du RCP8.5.
Oh là là ! Le BGS a publié en juin des conclusions alarmantes sur l’affaissement des sols, se basant sur des projections fantaisistes du Met Office qui sèment la zizanie dans le monde scientifique depuis la fameuse « Journée de l’invraisemblance » d’avril. Personne n’a-t-il jugé bon de prévenir le BGS avant la publication de ces inepties géologiques ? Comic Cuts ignorait-il que son article sur les fondations des maisons qui s’enfoncent sous terre était un tissu d’absurdités catastrophistes sur le climat ? Il faut néanmoins faire preuve de compassion et de compréhension envers le Guardian en cette période difficile. La calotte glaciaire du Groenland est en équilibre cette année, le journal ne peut donc pas diffuser son habituel et toujours populaire article sur les « maisons londoniennes sous les flots ».
L’affaissement des sols a toujours constitué un problème dans la région londonienne, où les vieux bâtiments en briques reposent sur un sol argileux lourd qui se contracte et se dilate au gré des variations du niveau de l’eau. Le BGS est censé fournir des recommandations pour atténuer ce problème. Il serait peut-être plus judicieux, à l’avenir, d’établir des projections réalistes fondées sur des données et des observations accumulées, plutôt que de susciter des craintes à partir de modélisations climatiques informatiques erronées.
Traduction : Eric Vieira
Cet article a été initialement publié sur The Daily Sceptic le 25 septembre 2026.

Chris Morrison
Chris Morrison est un ancien journaliste financier et éditeur. Il est rédacteur en chef de la rubrique Environnement du Daily Sceptic. Suivez Chris sur X.
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