Le discours sur le climat s’effondre

Le château de cartes du climat s’effondre, comme l’a clairement démontré la réunion du GIEC en Éthiopie la semaine dernière. Le discours sur le climat n’a jamais été crédible, et maintenant que les financements sont coupés, il ne restera bientôt plus rien, affirme Wim Röst, président du conseil d’administration de Clintel.

Climate Intelligence (Clintel) is an independent foundation informing people about climate change and climate policies.
Climate narrative collapsing – illustration of a house of cards falling apart, symbolising disputes over international climate policy.

Image créée avec ChatGPT

Wim Röst
Date : 20 octobre 2026

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Que s’est-il passé exactement en Éthiopie ? Le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (une organisation autoproclamée), y réunissait des représentants de 195 pays pour préparer ce qui devait être un sommet majeur des Nations Unies sur le climat en 2028. En principe, un nouveau rapport d’évaluation du GIEC (le septième) devait être produit avant ce sommet, mais il n’y avait ni financement ni accord, pas même sur la date de publication du rapport.

Google AI Mode a décrit la conclusion du sommet d’Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, comme suit :

« Une bataille politique d’une violence sans précédent a fait rage tout au long de la semaine au sujet du calendrier du septième rapport majeur sur le climat (AR7) . »

  • Les partisans d’une action urgente (notamment les pays européens et les États insulaires) souhaitent que le rapport soit intégralement achevé au plus tard en 2028. Ce rapport est essentiel car il servira de base scientifique à l’important sommet des Nations Unies sur le climat (Bilan mondial) qui se tiendra la même année.
  • Les opposants (dont l’Arabie saoudite, la Chine, l’Inde et la Russie) ont demandé un report jusqu’en Officiellement, ils affirment que les pays les plus pauvres ont besoin de plus de temps pour contribuer, mais en coulisses, on pense qu’il s’agit d’une tentative de réduire la pression politique sur l’industrie des combustibles fossiles.

Les décisions du GIEC devant être prises par consensus, les questions en suspens relatives au calendrier et au budget n’ont pu être résolues. La réunion reprendra à une date ultérieure, dès que possible, afin de poursuivre les discussions.

Tant qu’il restera des fonds, il y aura sans aucun doute un suivi, et 195 délégations se rendront à nouveau dans un lieu central pour résoudre « l’énorme problème climatique » qui est « entièrement causé par les combustibles fossiles ».

La crise du Golfe de cette année a démontré notre dépendance aux énergies fossiles. Le blocage des voies maritimes par l’Iran a paralysé l’approvisionnement en pétrole et en gaz, entraînant une flambée des prix et des pénuries considérables. Des pays comme l’Inde, le Pakistan et le Bangladesh ont dû réaffecter leurs maigres ressources énergétiques à d’autres usages que la production d’engrais. Leurs usines d’urée utilisent du gaz naturel comme matière première pour produire cet engrais azoté indispensable à leur agriculture. Sans cet engrais, leur production agricole s’effondre, avec des conséquences immédiates sur les prix alimentaires et la sécurité alimentaire de dizaines, voire de centaines de millions de personnes.

De nombreuses autres usines qui dépendent des énergies fossiles pour produire des biens essentiels ont également rencontré des difficultés, et la moindre des conséquences a été une flambée des prix. Dans une telle situation, les pays et les populations les plus pauvres sont laissés pour compte, ce qui représente rapidement plusieurs milliards de personnes.

La guerre du Golfe a mis en lumière l’impossibilité absolue d’atteindre la neutralité carbone. C’est le contexte sous-jacent du conflit actuel au sein du GIEC. Ce qui était poursuivi est totalement irréalisable, sans même parler des doutes largement répandus quant à sa nécessité. Nul ne peut plus l’ignorer : en réalité, l’arrêt total de la production d’énergies fossiles ne signifie rien d’autre qu’une « économie zéro ».

Et c’est pourquoi le château de cartes du climat est en train de s’effondrer.

Traduction : Eric Vieira

Cet article a été rédigé à titre personnel. Il a été initialement publié sur Clintel.nl. Les publications néerlandaises qui ont servi de source principale sont disponibles ici et ici.

Wim Röst

Le Dr Wim Röst est un géographe aux intérêts variés. Convaincu que Clintel défend une compréhension précise du climat et de la météorologie et soutient que seule la vérité climatique doit guider les politiques publiques, il s’est engagé auprès de cette fondation. Il en est le président du conseil d’administration.

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By |2026-10-19T21:31:16+02:00October 20, 2026|Comments Off on Le discours sur le climat s’effondre
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