Le prince William a tort : une action climatique radicale ne fera que nuire aux gens

Le prince William est en retard sur la question du changement climatique. Il est également très mal informé sur l’histoire des feux de forêt en Europe et dans le monde, affirme Linnea Lueken.

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Prince William climate action

Linnea Lueken
Date : 18 septembre 2026

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Dans un article récent du journal The Independent, intitulé « Le prince William prévient que les mesures progressives ne suffisent pas à enrayer le changement climatique », le prince William cite les récents incendies de forêt au Royaume-Uni comme preuve que le changement climatique ravage la planète et que les peuples du monde doivent opérer des changements économiques et sociaux radicaux et rapides, au prix de sacrifices, pour éviter la catastrophe. C’est absurde. Le type de transformation civilisationnelle prôné par le prince William serait inacceptablement autoritaire et causerait bien plus de dégâts et de morts qu’il n’en préviendrait. De plus, les incendies de cette année ne constituent pas un exemple pertinent pour illustrer le changement climatique, car ils n’étaient ni sans précédent ni inscrits dans une tendance à long terme.

Le prince de Galles aurait tenu une série de propos alarmistes sur le changement climatique, quoique dans un esprit optimiste… avec une date butoir, bien sûr.

Le journal The Independent écrit :

Les mesures actuelles progressent à un rythme d’escargot, « centimètre par centimètre », et sont loin d’être suffisantes pour régler le problème, a-t-il déclaré.

Il a déclaré qu’il fallait intensifier les efforts d’ici la fin de la décennie, fixant de fait une échéance à 2030, soit dans moins de quatre ans.

William a cité les feux de forêt qui ont ravagé le Royaume-Uni cet été comme un exemple des preuves inquiétantes que le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques dangereux.

Problème pour William

Le problème pour le prince William, c’est que les données contredisent ses affirmations concernant les feux de forêt. Les données du projet Copernicus, mené conjointement par la NASA et l’Agence spatiale européenne et couvrant la période 2002-2023, démontrent qu’au cours des deux dernières décennies, aucune tendance à l’aggravation des feux de forêt n’a été observée au Royaume-Uni. (Voir figure ci-dessous)

Figure 1 : Graphique issu de Copernicus, consulté le 15 septembre 2026, sur https://gwis.jrc.ec.europa.eu/apps/country.profile/charts/ba

Au contraire, la tendance récente est à la baisse.

Les feux de forêt de cet été ont ravagé environ 23 000 hectares au Royaume-Uni, un chiffre certes élevé, mais pas sans précédent, et qui, d’après ces données, ne s’inscrit manifestement pas dans une tendance à long terme. Les données satellitaires mondiales sur les feux de forêt montrent également que ces derniers ne s’aggravent pas et ne deviennent pas plus fréquents, mais plutôt le contraire. (Voir figure ci-dessous)

Figure 2. Historical and Satellite data on wildfire acreage burned. Blue curve, global wildfire area burned reconstruction. Orange curve, global wildfire area burned measured by satellites. Graph plotted by Bjorn Lomborg, Ph.D.

Earthshot

Les solutions proposées par le prince William pour prévenir un changement climatique soi-disant dangereux restent floues, et l’article lui-même ne présente aucune proposition concrète. Les solutions les plus pertinentes sont celles promues par son concours « Earthshot Prize », qui se sont jusqu’à présent concentrées sur des problématiques environnementales telles que la dépollution des ressources en eau et la gestion des déchets. On ignore quelles solutions précises il préconise pour, comme le dit Earthshot, de « sauver le climat », mais le prince de Galles a déclaré que ses projets favoris « nécessitent des gens volontaires pour leur financement ».

Il mérite d’être salué pour avoir insisté sur le fait que « la concurrence, l’innovation et l’optimisme sont les meilleurs moyens de surmonter les multiples défis environnementaux auxquels le monde est confronté ». C’est vrai, et bien mieux qu’une intervention gouvernementale autoritaire. Mais si, comme il le dit, le monde agit trop lentement et doit « prendre des mesures » pour enrayer le changement climatique, les solutions qu’il envisage sont forcément autoritaires et contraignantes.

Malheureusement pour lui, mais heureusement pour tous les autres, les politiques de neutralité carbone les plus strictes sont aussi les plus impopulaires, même auprès des Britanniques et des Européens soucieux du climat. Comme l’indiquait Climate Realism il y a trois ans, un sondage YouGov montrait que la plupart des Européens considèrent le changement climatique comme un problème, mais que peu sont prêts à accepter des changements tels que limiter le nombre d’enfants ou arrêter de consommer de la viande pour atteindre la neutralité carbone.

En retard

Parallèlement, les politiques de neutralité carbone empêchent les gens d’accéder à des technologies vitales comme la climatisation et à l’énergie abondante et fiable nécessaire à leur fonctionnement.

Le prince William est en retard sur la question du changement climatique, qui semble perdre de son attrait, même auprès des plus fervents défenseurs de cette cause. Il est également très mal informé, probablement par des médias partiaux, sur l’histoire des incendies de forêt en Europe et dans le monde. De fixer une nouvelle échéance pour l’action climatique, comme les dizaines d’autres déjà dépassées sans conséquences néfastes, ne convaincra pas davantage la population de l’urgence d’une catastrophe climatique ni de la nécessité de modifier radicalement leurs modes de vie.

Traduction : Eric Vieira

Cet article a été initialement publié sur ClimateRealism.com le 16 septembre 2026.

Linnea Lueken

Linnea Lueken is a Research Fellow with the Arthur B. Robinson Center on Climate and Environmental Policy. While she was an intern with The Heartland Institute in 2018, she co-authored a Heartland Institute Policy Brief “Debunking Four Persistent Myths About Hydraulic Fracturing.”

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By |2026-09-17T20:53:12+02:00September 18, 2026|Comments Off on Le prince William a tort : une action climatique radicale ne fera que nuire aux gens
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